Bretagne : il héberge une famille de migrants et se retrouve chassé de sa propre maison
Ce qui devait être un geste de solidarité s’est transformé en long conflit judiciaire.

En 2025, Hervé, 56 ans, décide d’ouvrir les portes d’une partie de son domicile à une famille afin de lui éviter de passer l’hiver dans des conditions précaires. Installé à Saint-Juvat, dans les Côtes-d’Armor, le quinquagénaire met à disposition une ancienne auberge qu’il a rénovée, proposant un loyer particulièrement modéré.
Selon son témoignage recueilli par Actu.fr, un bail saisonnier de deux mois est conclu, l’objectif étant d’offrir un logement temporaire à cette famille pendant la période hivernale. Habitué à accueillir des personnes en difficulté, Hervé explique avoir souhaité apporter une aide face à une situation qu’il jugeait préoccupante, notamment en raison de la présence d’enfants.
Les premières semaines de cohabitation se déroulent sans difficulté particulière. D’après le propriétaire, le premier loyer est réglé dans les délais, tout comme le supplément lié à la consommation d’électricité.
Une dégradation progressive des relations

Au fil des semaines, les rapports entre le propriétaire et ses locataires se seraient progressivement détériorés, selon les déclarations d’Hervé.
Il évoque notamment des nuisances sonores répétées, des accusations de vol ainsi que plusieurs incidents ayant rendu la cohabitation de plus en plus difficile. En janvier 2026, il affirme avoir été menacé à la suite d’un différend portant sur le compteur électrique.
Quelques jours plus tard, le quinquagénaire déclare avoir déposé plainte après que son véhicule a été endommagé lors d’une altercation avec le couple. Les faits qu’il rapporte s’inscrivent dans le cadre de la procédure en cours et n’ont pas fait l’objet d’une décision de justice définitive.
Estimant que la situation était devenue incompatible avec une poursuite de la location, Hervé indique avoir décidé de ne pas renouveler le bail et avoir demandé à la famille de quitter les lieux avant le 1ᵉʳ février 2026.

Une procédure d’expulsion toujours en cours
Selon le propriétaire, la famille est restée dans le logement malgré la fin du bail, ce qui l’a conduit à engager une procédure judiciaire d’expulsion.
Il explique toutefois que les démarches avancent lentement, plusieurs audiences ayant été reportées, notamment lorsque les occupants ne se présentaient pas ou sollicitaient un renvoi, selon son récit.
Dans l’attente d’une décision de justice, Hervé affirme ne plus pouvoir occuper sa propriété. Il indique avoir quitté cette bâtisse, qu’il dit avoir restaurée pendant près de cinq ans, et envisage désormais de la vendre.





