Retraités Agirc-Arrco, voici le seuil à ne SURTOUT pas dépasser pour échapper à la CSG en 2026
À l’automne 2025, une déclaration du chef du gouvernement a relancé le débat sur l’avenir des retraites.

Si la réforme a été mise entre parenthèses jusqu’à 2027, d’autres mécanismes continuent d’influencer concrètement le montant perçu par les retraités. Parmi eux, la CSG joue un rôle décisif.
En octobre 2025, Sébastien Lecornu a surpris les députés en évoquant la suspension de la réforme des retraites jusqu’à l’élection présidentielle de 2027. Cette prise de position, formulée à l’Assemblée nationale, a été perçue comme un signal d’apaisement dans un climat social sensible.
Proche d’Emmanuel Macron, le Premier ministre sait que les questions liées aux pensions restent particulièrement scrutées. Pour de nombreux retraités, la stabilité des revenus demeure une priorité absolue, surtout après plusieurs ajustements successifs ces dernières années.
La CSG, un mécanisme aux effets immédiats
Au-delà des débats institutionnels, un autre élément pèse directement sur les pensions : la contribution sociale généralisée (CSG). Les retraités affiliés à Agirc-Arrco surveillent de près leur revenu fiscal de référence (RFR), déterminant pour le taux appliqué.

La particularité du système tient à son fonctionnement par seuils. Dès qu’un plafond est dépassé, même d’un euro, le nouveau taux s’applique à l’ensemble de la pension, sans progression intermédiaire. Cette mécanique peut entraîner une variation sensible du montant versé chaque mois.
Les seuils à connaître pour 2026
Pour l’année 2026, les seuils reposent sur le revenu fiscal de référence de 2024. Ils s’établissent à 13 048 euros pour une personne seule, 20 014 euros pour un couple, avec 3 492 euros supplémentaires par demi-part.
Les taux applicables pour une personne seule sont les suivants :
– 0 % jusqu’à 13 048 euros ;
– 3,8 % entre 13 049 et 16 938 euros ;
– 6,6 % entre 16 939 et 26 014 euros ;
– 8,3 % au-delà.
Prenons l’exemple d’une pension complémentaire de 1 200 euros mensuels : tant que le seuil d’exonération n’est pas franchi, le montant reste stable. En revanche, un léger dépassement peut déclencher une retenue significative sur l’ensemble de la pension.
Un impact concret sur le budget des foyers

Avec un taux de 3,8 %, la retenue mensuelle peut atteindre 45,60 euros, soit plus de 540 euros sur une année. Ce basculement intervient selon un calendrier précis : février 2026 pour la retraite de base et mars 2026 pour la pension Agirc-Arrco.
L’avis d’imposition de 2025 devient alors un document clé, car il mentionne le revenu fiscal de référence servant de base au calcul. Un simple dépassement peut réduire le pouvoir d’achat et modifier l’équilibre financier d’un foyer.
Anticiper pour éviter les surprises
Dans ce contexte, il est conseillé d’effectuer des simulations ou de solliciter l’avis d’un professionnel afin d’anticiper un éventuel changement de taux. Une meilleure compréhension des seuils permet d’ajuster ses décisions financières en amont.





