15 49.0138 8.38624 1 1 10000 1 https://fr.housetherapie.com 300
Publicité:
Publicité:

Mathilde Panot prévient que LFI « n’acceptera jamais » une victoire du RN aux urnes

Publicité:

La parole politique, à l’ère des réseaux sociaux, ne se limite plus aux bancs de l’Assemblée.

Ce vendredi 20 février, une vidéo publiée en ligne a ravivé les tensions autour du rapport aux urnes, de la montée de l’extrême droite et d’un drame survenu à Lyon. Une séquence qui agite la scène politique.

Dans sa vidéo hebdomadaire diffusée sur YouTube, Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, a tenu des propos offensifs à l’égard du Rassemblement national. Sans détailler d’éventuelles actions futures, elle a affirmé qu’elle n’accepterait « jamais » l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite par les urnes.

Ouvrant son intervention par le slogan italien « Siamo tutti antifascisti », elle a martelé : « Nous ne céderons pas d’un mètre face à l’extrême droite », inscrivant son discours dans un registre de mobilisation militante. Cette déclaration a immédiatement suscité des réactions, certains y voyant une remise en cause du processus démocratique, d’autres une posture de résistance politique.

Publicité:

Le drame de Lyon au cœur des tensions

La députée du Val-de-Marne est également revenue sur le décès de Quentin Deranque, survenu le 12 février en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Elle a qualifié les faits de « rixe », évoquant la présence, en amont, de groupes d’extrême droite qu’elle a décrits comme armés.

Selon elle, le traitement médiatique et politique de cette affaire traduirait un « silence assourdissant » face aux violences imputées à l’extrême droite, tandis que la gauche serait, à ses yeux, injustement mise en cause. Elle a insisté sur l’idée qu’« il n’y a pas d’antifascisme sans fascisme », posant ainsi le cadre idéologique de son intervention.

Une référence historique controversée

Dans sa vidéo, Mathilde Panot a établi un parallèle entre l’actualité et l’histoire allemande des années 1930, évoquant la figure d’Horst Wessel, érigée en martyr par le parti nazi. Selon elle, certains chercheraient à instrumentaliser le drame lyonnais pour discréditer la gauche.

Publicité:

Cette comparaison a renforcé la dimension polémique de la séquence. En dénonçant une « inversion totale des valeurs », l’élue a accusé ses adversaires de détourner les faits à des fins politiques. Elle a également pointé du doigt certains médias, estimant que des restrictions visant Rima Hassan traduisaient une atteinte à la démocratie.

Une ligne maintenue sur les plateaux télévisés

Invitée sur BFMTV, Mathilde Panot a confirmé sa position. Elle a dénoncé ceux qui accusent son camp d’avoir « du sang sur les mains », qualifiant ces propos de « hautement irresponsables ». Elle a toutefois souligné souhaiter que la justice puisse travailler « sereinement » afin que les responsabilités soient établies.

Publicité:

La députée a par ailleurs renouvelé son soutien au député Raphaël Arnault, éclaboussé par la mise en examen de son ancien assistant parlementaire, Jacques-Élie Favrot, poursuivi pour « complicité par instigation » dans l’homicide de Quentin Deranque. Elle a rappelé que des démarches avaient été engagées pour mettre fin au contrat du collaborateur et affirmé que l’élu n’avait, selon elle, aucune responsabilité dans ce drame.

Cette prise de parole intervient dans un contexte politique particulièrement électrique, marqué par la progression électorale du Rassemblement national et par des affrontements idéologiques de plus en plus vifs. Les déclarations de Mathilde Panot traduisent une stratégie de confrontation assumée, fondée sur l’antifascisme revendiqué comme ligne rouge.

Publicité:

Merci pour le partage!