La maison secondaire des grands-parents du petit Emile visée par une tentative d’incendie
Près de trois ans après la disparition du petit Émile, un nouvel événement vient raviver l’émotion autour de cette affaire qui continue de bouleverser l’opinion publique.

Dans la nuit du 15 au 16 mai, la résidence secondaire des grands-parents de l’enfant a été visée par une tentative d’incendie dans le village du Haut-Vernet. Dans la nuit de vendredi à samedi, la résidence secondaire des grands-parents du petit Émile a été la cible d’un acte criminel au Le Vernet. Plusieurs départs de feu distincts ont été constatés autour de la maison peu après minuit, selon des informations révélées par La Provence et confirmées par le parquet à BFMTV.
L’alerte a été donnée par un jeune habitant du village qui rentrait de son travail au moment des faits. Grâce à sa vigilance, les secours ont pu intervenir rapidement avant que les flammes ne se propagent davantage. D’après la gendarmerie, les dégâts matériels demeurent limités malgré plusieurs foyers d’incendie relevés aux abords de l’habitation.
Au moment des faits, la résidence était vide. Aucun occupant ne se trouvait à l’intérieur et aucun blessé n’a été signalé. Les premières constatations ont toutefois mis en évidence une forte odeur d’essence sur place, élément qui renforce la piste d’un acte volontaire.
Des dégâts limités mais un acte jugé inquiétant

Selon les premiers éléments de l’enquête, les flammes ont principalement touché la porte d’entrée ainsi qu’une partie de la cave et du garage de la maison. Les pompiers sont parvenus à empêcher toute propagation à l’ensemble du bâtiment.
L’avocate du grand-père d’Émile, Me Isabelle Colombani, a indiqué auprès de BFMTV que l’auteur présumé se serait introduit dans la propriété par effraction, en passant par un petit fenestron avant de tenter d’allumer plusieurs foyers d’incendie, notamment dans le garage.
Les circonstances exactes de cette intrusion demeurent encore floues. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer si la maison était spécifiquement ciblée en raison du lien avec l’affaire Émile ou si d’autres motivations pourraient être à l’origine de cette tentative d’incendie.
Cette nouvelle affaire intervient alors que le dossier lié à la disparition puis à la mort du petit garçon continue de susciter de nombreuses interrogations. Le nom de la famille Vedovini reste étroitement associé à une enquête particulièrement médiatisée, suivie depuis 2023 par l’ensemble du pays.
Un homme de 78 ans placé en garde à vue

Quelques heures après les faits, un homme âgé de 78 ans a été interpellé puis placé en garde à vue samedi matin vers 6 heures. Né en mars 1948, le suspect n’est ni originaire du village ni domicilié au Vernet, selon les précisions communiquées par le parquet de Digne-les-Bains.
Les investigations ont révélé que l’homme avait réservé une chambre d’hôtel dans la commune la veille des faits et qu’il s’était renseigné sur le lieu de résidence de la famille. Lors de son arrestation, les forces de l’ordre ont constaté qu’il dégageait une forte odeur d’essence, sans qu’il n’oppose de résistance à son interpellation.
Toujours selon les informations communiquées aux enquêteurs, le suspect n’était pas connu du fichier du traitement des antécédents judiciaires (TAJ). Son identité complète restait encore en cours de vérification au moment des premières auditions.
Une enquête a été ouverte pour “tentative de destruction du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes”. Les investigations doivent désormais permettre de déterminer précisément le déroulement des faits ainsi que les motivations de l’auteur présumé.

Les avocats de la famille réclament davantage de protection
Face à cet événement, les avocats des grands-parents d’Émile ont fait part de leur inquiétude. Me Isabelle Colombani s’est notamment interrogée sur la facilité avec laquelle un individu extérieur au village aurait pu localiser cette maison pourtant située dans une commune isolée.
L’avocate souligne également le caractère troublant de cette intrusion dans un village où, depuis le début de l’affaire Émile, il est régulièrement affirmé que peu de personnes étrangères au secteur circulent habituellement. Cette tentative d’incendie relance donc les interrogations autour de la sécurité de la famille.






