« Je n’allais pas très bien quand j’étais jeune » : Muriel Robin explique pourquoi elle n’a jamais eu d’enfant
Face aux journalistes atypiques des « Rencontres du Papotin », Muriel Robin a livré un témoignage intime sur ses années d’ombre.

Entre dépression, maternité impossible et renaissance tardive, l’humoriste a raconté sans détour ce qui a longtemps freiné son désir d’enfant. Invitée de l’émission « Les Rencontres du Papotin » sur France 2, Muriel Robin a accepté de revenir sur une période douloureuse de sa vie. À 70 ans, la comédienne a évoqué les décennies qui ont précédé la cinquantaine comme des années d’instabilité et de fragilité profonde.
« Je n’ai pas d’enfant parce que je n’allais pas très bien quand j’étais jeune », a-t-elle confié avec émotion. Longtemps en proie à la dépression, elle explique avoir renoncé à la maternité par lucidité, refusant d’imposer à un enfant une mère qu’elle jugeait alors « bancale ».
Une maternité empêchée par la maladie

Durant ces années, la dépression occupait toute la place. Muriel Robin raconte un mal-être persistant, difficile à nommer à l’époque. Les traitements médicamenteux et l’alcool ont jalonné ce combat silencieux. Elle décrit une vie « très dure jusqu’à 50 ans », marquée par une incompréhension d’elle-même et une hypersensibilité qu’elle ne parvenait pas encore à apprivoiser.
Quand enfin l’équilibre s’est installé, le temps avait filé. « Quand j’allais mieux, j’étais trop vieille », a-t-elle résumé avec une franchise désarmante. Le désir d’enfant, remis à plus tard, n’a pas survécu aux contraintes biologiques.
Une fausse couche à 19 ans

Ce renoncement n’a pourtant pas été linéaire. En 2023, dans un entretien accordé à Télé-Loisirs, l’humoriste révélait être tombée enceinte à 19 ans. La grossesse s’était conclue par une fausse couche.
Elle a depuis assuré ne nourrir aucun regret : « J’étais trop jeune », avait-elle expliqué. Plus tard, aux côtés de sa compagne Anne Le Nen, elle a tenté plusieurs inséminations. Ces démarches sont restées sans succès, conduisant le couple à abandonner définitivement le projet.
Comprendre son hypersensibilité
Au fil des années, Muriel Robin dit avoir mis des mots sur ses tourments. Elle se définit aujourd’hui comme hypersensible, une caractéristique qu’elle perçoit désormais comme une richesse, et non plus comme un fardeau.
« Maintenant, ce sont vraiment mes meilleures années », affirme-t-elle, évoquant une sérénité tardive mais profonde. Cette renaissance personnelle contraste avec les décennies de lutte intérieure qu’elle a traversées.
Une nouvelle vie à Nice
Aujourd’hui, l’artiste mène une existence plus apaisée. Avec Anne Le Nen et leur berger australien Poupy, elle partage son temps entre Paris et Nice. Le couple a ouvert un établissement, La Cantine de Jo, à deux pas de la Promenade des Anglais, en association avec Jessica Nahon, amie de longue date d’Anne Le Nen.






