15 49.0138 8.38624 1 1 10000 1 https://fr.housetherapie.com 300
Publicité:
Publicité:

Éligible pour 2027, mais condamnée au port d’un bracelet électronique, que va (ou peut) faire Marine Le Pen?

La décision rendue par la Cour d’appel marque un tournant majeur dans la situation judiciaire de Marine Le Pen.

Publicité:

Si la juridiction a considérablement réduit la durée de son inéligibilité, ouvrant ainsi la possibilité d’une nouvelle candidature à l’élection présidentielle, elle a également confirmé une peine de prison comprenant une partie à exécuter sous bracelet électronique. Une décision qui laisse désormais la dirigeante du Rassemblement national face à un choix déterminant.

La Cour d’appel a rendu sa décision le mardi 7 juillet, modifiant sensiblement la condamnation prononcée en première instance contre Marine Le Pen.

Les magistrats ont en effet ramené la peine d’inéligibilité de cinq ans à quarante-cinq mois, dont trente mois avec sursis. Cette réduction a pour conséquence que la période d’inéligibilité est désormais considérée comme déjà purgée, ouvrant la voie à une éventuelle quatrième candidature de la députée du Pas-de-Calais à l’élection présidentielle.

Publicité:

En revanche, la juridiction a confirmé la gravité des faits retenus contre l’élue. Marine Le Pen a été condamnée à trois ans d’emprisonnement, dont une année ferme devant être exécutée sous bracelet électronique, tandis que le reste de la peine est assorti d’un sursis.

Une décision accueillie avec prudence par la défense

À l’issue de l’audience, Marine Le Pen a quitté le tribunal sans faire de déclaration. La dirigeante du Rassemblement national devait toutefois s’exprimer dans la soirée lors du journal de 20 heures de TF1 afin de préciser sa position après cette décision de justice.

Son avocat, Rodolphe Bosselut, a indiqué prendre acte du jugement, estimant qu’il constituait « un bon début ». Il a notamment souligné que la réduction de la peine d’inéligibilité représentait un élément particulièrement important de cette décision.

Publicité:

Le conseil de Marine Le Pen a précisé que la défense allait désormais examiner l’ensemble de l’arrêt rendu par la Cour d’appel avant de déterminer les suites à donner à cette procédure.

De son côté, Patrick Maisonneuve, avocat du Parlement européen, a salué la décision rendue. Il a estimé que celle-ci confirmait les accusations portées depuis plusieurs années concernant l’utilisation de fonds publics européens, affirmant que les faits avaient désormais été reconnus à deux reprises par la justice.

La question du bracelet électronique au cœur des interrogations

Publicité:

Si la réduction de l’inéligibilité ouvre la possibilité d’une candidature en 2027, l’exécution de la peine sous bracelet électronique soulève de nouvelles interrogations sur les conditions d’une éventuelle campagne présidentielle.

Avant cette décision, Marine Le Pen avait déjà exprimé publiquement ses réserves sur cette hypothèse. Lors d’un entretien accordé à BFMTV en février 2026, elle expliquait qu’elle ne se présenterait pas à l’élection présidentielle si elle devait mener campagne sous bracelet électronique.

Elle estimait alors qu’une telle situation rendrait impossible une campagne normale, en particulier en raison des contraintes liées aux déplacements et à l’organisation des réunions publiques avec les électeurs. Selon elle, ces restrictions constitueraient un obstacle majeur à l’exercice d’une campagne présidentielle.

Une décision désormais attendue au sein du Rassemblement national

Publicité:

Après le prononcé de l’arrêt, Marine Le Pen s’est rendue au siège du Rassemblement national, accompagnée de plusieurs responsables du parti ainsi que de ses avocats.

Cette réunion devait permettre d’analyser les conséquences de la décision judiciaire et d’envisager les différentes options possibles pour la suite.

Publicité:

Merci pour le partage!