« C’est mon héros »: décédé à 21 ans, ce soldat a permis de sauver cinq vies en acceptant de donner ses organes
Le destin de Florian s’est brisé à 21 ans, à des milliers de kilomètres de chez lui.

Militaire en mission à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, le jeune homme a été victime d’un accident de jet-ski en mai 2021. Cinq ans après les faits, son histoire continue de résonner comme un puissant message de vie.
Gravement blessé lors de l’accident, Florian est plongé dans le coma. Pendant plusieurs jours, sa famille espère. Mais les médecins finissent par annoncer l’irréversible : le jeune militaire est en état de mort cérébrale.
Sa mère, Sandrine Cousin, évoque encore aujourd’hui ce moment avec émotion : « Mon corps était là, mais mon esprit était parti à 10.000 kilomètres », confie-t-elle. L’annonce est brutale. Pourtant, dans le choc, une décision essentielle doit être prise.
Une volonté exprimée de son vivant

Florian avait déjà abordé le sujet du don d’organes avec ses proches. En s’engageant dans l’armée, il avait fait savoir qu’il ne s’y opposait pas. Cette parole, échangée bien avant le drame, a guidé sa mère et sa sœur jumelle au moment crucial.
Lorsque les médecins évoquent la possibilité d’un don, Sandrine Cousin comprend immédiatement : « J’ai entendu “état de mort cérébrale” et “don d’organes”. J’ai tout compris. »
Dans la douleur, la famille donne son accord. Un choix difficile, mais fidèle à la volonté du jeune homme.
Cinq vies sauvées

Grâce à ce geste, cinq personnes âgées de 19 à 25 ans ont pu être transplantées. Pour la famille, cette réalité transforme le deuil. Florian n’est plus seulement une absence : il est aussi une présence ailleurs.
« Il vit à travers cinq autres personnes », affirme sa mère. « Il nous manque évidemment, mais c’est mon héros. » Une manière de donner du sens à l’insupportable.
Un enjeu toujours d’actualité
Le don d’organes reste un sujet délicat pour de nombreuses familles. En 2025, l’Agence de la biomédecine a recensé un record de 6.148 transplantations en France. Pourtant, plus d’un tiers des proches s’opposent encore au prélèvement, malgré le principe du consentement présumé.
L’histoire de Florian rappelle l’importance d’en parler en amont avec ses proches. Exprimer clairement sa position peut alléger, un jour, le poids d’une décision prise dans l’urgence et la douleur.





