« Ceci n’est pas une robe » : lyrique, Melania Trump entre au musée
À Washington, dans le décor solennel de la Smithsonian Institution, Melania Trump a inscrit un nouveau chapitre de son parcours de First Lady.

En offrant sa robe de gala d’investiture au musée national, elle a célébré autant la tradition américaine que l’art du détail, rendant hommage à son créateur français. Ce vendredi 20 février, Melania Trump a officiellement remis à la Smithsonian Institution la robe qu’elle portait lors du bal d’investiture du 20 janvier 2025, marquant le retour de son époux à la Maison-Blanche. L’événement, empreint de solennité, a pris des accents presque poétiques lorsque la First Lady a évoqué la symbolique de cette tenue.
Dans un discours lyrique, elle a présenté la robe non comme un simple vêtement, mais comme l’aboutissement d’années d’expérience et de discipline. Fidèle à son goût pour l’esthétique maîtrisée, elle a insisté sur « l’art du détail » et sur la manière dont l’apparence peut façonner la confiance et l’assurance.
Une tradition ancrée dans l’histoire américaine

En accomplissant ce geste, Melania Trump s’est inscrite dans une tradition inaugurée en 1912 par Helen Taft, épouse de William Howard Taft. Depuis plus d’un siècle, les Premières dames offrent à l’institution la tenue portée lors de l’investiture présidentielle ou lors d’un événement d’État majeur.
Cette collection, devenue l’une des expositions permanentes les plus fréquentées du musée, retrace l’évolution du style et du rôle symbolique des First Ladies. Elle constitue une galerie vivante de l’histoire politique et culturelle des États-Unis, où mode et pouvoir dialoguent à travers les décennies.
Une galerie de silhouettes emblématiques
Parmi les pièces exposées figurent des créations devenues mythiques. On peut y admirer la robe brodée de Dolley Madison, épouse de James Madison, ou encore la silhouette jaune signée Oleg Cassini portée par Jacqueline Kennedy lors de son premier dîner d’État en 1961. Plus récemment, la robe blanche imaginée par Jason Wu pour l’investiture de 2009 est venue enrichir cette prestigieuse sélection.
Dans cet écrin de haute couture, chaque tenue raconte une époque, une sensibilité et une vision du pouvoir féminin. L’exposition offre ainsi un parcours glamour et historique à travers plus de deux siècles de présidences.
Hervé Pierre, le trait d’union français

La robe offerte en 2026 se distingue par son crêpe de soie blanc cassé, traversé de bandes noires formant un Z stylisé. Elle porte la signature de Hervé Pierre, créateur français installé aux États-Unis, qui habille Melania Trump depuis 2016.
Le designer, visiblement ému, a confié sa fierté d’entrer ainsi dans une collection patrimoniale d’exception. Il voit dans cette présence au musée une marque durable de son travail, une trace laissée dans l’histoire culturelle américaine. La First Lady n’a d’ailleurs pas manqué de saluer son talent, soulignant la précision et l’exigence qui président à chacune de ses créations.
Une singularité affirmée
Melania Trump occupe une place à part dans cette galerie. Naturalisation américaine tardive, accent perceptible, parcours international : elle est l’une des rares Premières dames à avoir incarné une trajectoire aussi cosmopolite. Elle est également la seule à figurer à deux reprises dans la collection, avec la robe portée en 2017 et celle de 2025.
Cette double présence traduit la continuité de son style, mais aussi la volonté de marquer son empreinte personnelle dans l’histoire officielle. À travers la mode, elle affirme une conception du rôle public fondée sur la maîtrise de l’image et la symbolique du détail.
Au-delà de l’anecdote vestimentaire, le geste s’inscrit dans une réflexion plus large sur la représentation. Dans un univers politique où chaque apparition est scrutée, la tenue devient un message, une signature visuelle, un prolongement du discours.






