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Un préfet impliqué dans un accident… ce qu’il demande ensuite fait polémique

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Un voyage en Italie du préfet de la Haute-Loire tourne au casse-tête politique et syndical. Critiqué pour avoir utilisé sa voiture de fonction à des fins personnelles, puis un véhicule avec chauffeur pour rentrer après un accident, Yvan Cordier s’est défendu en plaidant la bonne foi, mais la CGT dénonce un privilège injustifiable.

Début mai, le préfet de la Haute-Loire, Yvan Cordier, s’est rendu à Turin avec une voiture de service, accompagné de son épouse. Après un accident survenu à la frontière, il a sollicité un véhicule avec chauffeur de la préfecture pour rentrer à son domicile, déclenchant un vif débat sur l’usage des moyens publics. Jeudi, le haut-fonctionnaire a reconnu l’erreur et présenté ses regrets par email aux agents de la préfecture.

La colère de la CGT face à un « manque de discernement »

La section CGT du ministère de l’Intérieur a publié un tract accusateur intitulé « Austérité pour les agents, pas pour les autorités ». Le syndicat dénonce l’utilisation de résidences, véhicules et chauffeurs par les familles préfectorales, dans un contexte de restrictions budgétaires massives. Selon le syndicat, le fils du préfet aurait lui aussi bénéficié d’une voiture de service pour un déplacement personnel.

La version du préfet et ses justifications

Yvan Cordier s’est défendu en expliquant qu’il avait sollicité un véhicule pour son fils, uniquement afin d’aller chercher une personne à la gare, étant lui-même retenu par des obligations professionnelles. Il insiste sur sa « bonne foi », affirmant qu’il n’avait aucune intention de violer une règle. Selon lui, le corps préfectoral est autorisé à utiliser les véhicules de fonction pour certains déplacements privés, considérés comme un avantage en nature soumis à fiscalité.

Entre réglementation et zone grise administrative

Le préfet admet toutefois une erreur d’interprétation. Dans ses anciennes fonctions dans le Nord, il lui arrivait d’aller en Belgique avec sa voiture de fonction, ce qui est autorisé dans les départements frontaliers. Or, une circulaire de 2010 interdit ce type de déplacement à l’étranger pour les préfets dont les départements ne sont pas frontaliers, ce qu’il dit ne pas avoir vérifié avec attention.

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Une affaire sous surveillance du ministère

Face à la polémique, Yvan Cordier affirme avoir immédiatement informé le ministère de l’Intérieur et s’être engagé à régler les frais de rapatriement de Modane jusqu’au Puy-en-Velay. Il appartient désormais au secrétariat général du ministère de décider d’éventuelles suites disciplinaires. Dans un climat de rigueur budgétaire, cette affaire soulève une nouvelle fois la question de l’exemplarité des hauts fonctionnaires face à des agents soumis à des conditions de travail de plus en plus difficiles.

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