Un piéton perd la vie au Havre… la conductrice visée par des poursuites inattendues
Une altercation banale au feu rouge a viré au drame, samedi 23 août 2025, dans les rues du Havre. Un différend entre automobilistes s’est terminé par un choc mortel. Le parquet a ouvert une enquête pour homicide volontaire, tandis que la conductrice de 21 ans affirme avoir « paniqué ».
Tout commence vers 18 h 15, rue Anatole-France, près de l’intersection avec la rue Franklin. Un simple démarrage jugé trop lent au feu rouge provoque l’agacement d’un automobiliste de 27 ans. Un coup de klaxon, un doigt d’honneur en réponse, et la tension monte. La victime double alors la voiture de la conductrice et s’arrête. Descendu de son véhicule, il se dirige vers elle.
Un choc d’une extrême violence
Selon les images de vidéosurveillance exploitées par les enquêteurs, rien ne montre que la victime ait bloqué le véhicule. Pourtant, la conductrice redémarre brutalement et percute le piéton, le projetant sur le capot avant de le traîner sur plusieurs mètres. Les témoins présents affirment qu’aucun signe de freinage n’a été constaté. Après l’impact, la jeune femme prend la fuite avec son compagnon et ses deux enfants, présents dans la voiture.
Un décès annoncé deux jours plus tard
Les secours, rapidement mobilisés, ont héliporté la victime vers le CHU de Rouen. Placé en coma artificiel, le jeune homme a succombé à ses blessures le lundi 25 août, au matin. La rue a été bloquée durant plusieurs heures pour permettre l’intervention des secours et les premiers relevés de l’enquête.
Une enquête pour homicide volontaire
Identifiée grâce à sa Renault Clio noire, la conductrice a été interpellée dans la nuit de samedi à dimanche à son domicile de l’agglomération havraise. Placée en garde à vue, elle a reconnu être au volant mais nie toute intention homicide, affirmant avoir « paniqué » par crainte d’une agression. Son compagnon a également été entendu par les enquêteurs.
Une affaire qui interroge
La procureure de la République du Havre, Soizic Guillaume, a précisé que l’enquête, ouverte initialement pour tentative d’homicide volontaire, a été requalifiée en homicide volontaire après la mort de la victime. Ce drame illustre une fois de plus la dangerosité des violences routières nées d’altercations futiles, où la colère et la peur mènent parfois à l’irréparable.