Sarah Knafo : « On nous a dit qu’il descendait du singe », sa sortie lunaire en pleine campagne des Municipales
Un simple message publié sur X a suffi à relancer un débat inattendu en pleine campagne municipale parisienne.

En convoquant Copernic, Darwin, Freud et l’intelligence artificielle, Sarah Knafo a déplacé la discussion du terrain électoral vers une réflexion philosophique sur la place de l’homme dans l’histoire des idées.
Dans sa publication, Sarah Knafo propose une lecture historique des grandes remises en question qui ont bouleversé les certitudes humaines. De Copernic, qui a déplacé la Terre du centre de l’univers, à Darwin, qui a remis en cause l’origine divine de l’homme, jusqu’à Freud, qui a interrogé la maîtrise de notre propre esprit, elle établit une filiation intellectuelle.
L’objectif est clair : montrer que l’humanité a régulièrement dû accepter de ne plus être au sommet de ce qu’elle croyait immuable, préparant ainsi le terrain à la dernière rupture évoquée : celle de l’intelligence artificielle.
L’intelligence artificielle comme nouvelle remise en cause

Dans son message, la candidate insiste sur ce qu’elle présente comme le « dernier refuge » de l’homme : l’intelligence. Selon elle, l’IA viendrait désormais contester cette exclusivité, en démontrant qu’une machine peut, elle aussi, produire des raisonnements complexes.
Cette idée, formulée dans un style volontairement percutant, transforme un débat technologique en interrogation existentielle. La peur suscitée par l’IA ne relèverait pas seulement de l’emploi ou de l’économie, mais d’un bouleversement plus profond de notre perception de nous-mêmes.
Une réflexion philosophique insérée dans une campagne municipale
Cette prise de parole intervient alors que Sarah Knafo est engagée dans la course à la mairie de Paris. Le choix d’un tel sujet, éloigné des problématiques locales habituelles, a surpris observateurs et internautes.
Certains saluent l’audace intellectuelle de la candidate, capable d’introduire des thèmes inhabituels dans le débat politique. D’autres s’interrogent sur la pertinence d’un tel propos dans le cadre d’une campagne municipale, où les attentes portent davantage sur le logement, la sécurité ou les transports.

Une phrase qui cristallise les réactions
La citation « l’homme descend du singe », reprise dans son message pour illustrer la rupture darwinienne, est rapidement devenue le cœur des discussions. Elle symbolise à la fois la volonté pédagogique de la candidate et une stratégie de communication qui mise sur la provocation intellectuelle.
Sur les réseaux sociaux, les réactions oscillent entre intérêt pour la réflexion proposée et critiques sur la simplification d’un débat scientifique complexe. Au-delà du contenu scientifique, cette publication révèle une méthode : utiliser des références culturelles et philosophiques pour se distinguer dans un paysage politique saturé de propositions techniques.






