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Procès du RN : Bardella évoque une réaction des Français si Le Pen était empêchée

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À la veille d’une étape judiciaire cruciale, Jordan Bardella a pris la parole pour défendre Marine Le Pen.

Sur un plateau radio-télévisé, le président du Rassemblement national a réaffirmé sa conviction : selon lui, rien ne devrait empêcher l’ancienne candidate à l’Élysée de briguer à nouveau le suffrage des Français en 2027.

Invité sur BFMTV et RMC ce lundi 2 février, Jordan Bardella a affiché une ligne de défense très claire. Il affirme que Marine Le Pen est « innocente » et qu’elle doit pouvoir représenter son camp lors de la prochaine élection présidentielle.

Pour le président du Rassemblement national, empêcher sa candidature reviendrait à priver une partie des électeurs de leur choix démocratique, sur la base de ce qu’il qualifie de désaccord administratif avec le Parlement européen.

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Une audience décisive attendue devant la cour d’appel

La journée de mardi s’annonce déterminante dans ce dossier judiciaire. Les avocats du Parlement européen, constitué partie civile, doivent ouvrir les débats par leurs plaidoiries. Le moment le plus attendu interviendra ensuite avec les réquisitions des avocats généraux, susceptibles de préciser la nature des peines requises.

Rien n’indique, à ce stade, si une peine d’inéligibilité sera demandée, ni si son exécution provisoire sera réclamée. Ces éléments pèseront lourdement sur l’avenir politique de Marine Le Pen.

Dans ce dossier, le préjudice économique avait été évalué à 3,2 millions d’euros. Le Rassemblement national a indiqué avoir réglé cette somme, à laquelle se sont ajoutés 200 000 euros pour le préjudice moral ainsi que 80 000 euros de frais d’avocats. Ces paiements n’effacent pas la procédure, mais témoignent de la volonté du parti de solder l’aspect financier du contentieux.

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Pour Jordan Bardella, ces éléments renforcent l’idée qu’il n’y aurait eu ni enrichissement personnel ni emploi fictif, arguments centraux de sa défense médiatique.

Le souvenir du jugement de première instance

Le 31 mars 2025, Marine Le Pen avait été condamnée à quatre ans de prison, dont deux avec sursis, à une amende de 100 000 euros, ainsi qu’à une peine d’inéligibilité de cinq ans avec exécution provisoire. Une décision qui avait provoqué une onde de choc bien au-delà du paysage politique français.

Le parquet n’avait pourtant pas requis cette inéligibilité lors du premier procès, laissant au tribunal l’initiative de la prononcer, ce qui avait surpris de nombreux observateurs.

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Au-delà du cadre strictement juridique, cette affaire comporte une dimension politique majeure. La possibilité ou non pour Marine Le Pen de se présenter en 2027 conditionne en partie la stratégie du Rassemblement national pour les années à venir.

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