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« Mépris », « pur scandale »… La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes provoque un tollé

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Une décision présidentielle suffit parfois à embraser tout l’échiquier politique.

La nomination d’une figure gouvernementale à la tête d’une institution censée incarner le contrôle et l’indépendance ravive de vives tensions. Entre soupçons de conflit d’intérêts et défense de la légitimité du choix, le débat s’est immédiatement installé.

Décidée par Emmanuel Macron, la désignation d’Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes a provoqué une onde de choc immédiate. Si les soutiens du chef de l’État saluent un choix qu’ils jugent cohérent et expérimenté, les oppositions dénoncent une décision lourde de conséquences institutionnelles. Au cœur des critiques : le risque supposé d’un conflit d’intérêts pour une institution chargée de contrôler la gestion des finances publiques.

La gauche vent debout contre la décision présidentielle

À gauche, la contestation s’est exprimée avec vigueur. Éric Coquerel, président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, a demandé « solennellement » au chef de l’État de renoncer à cette nomination afin de préserver « le minimum de neutralité et d’indépendance » indispensable à l’institution. Les critiques se sont multipliées, dénonçant une confusion entre l’exécutif et l’organe chargé de l’évaluer.

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Son collègue Hadrien Clouet est allé plus loin, évoquant « un 18 brumaire » et parlant d’un « coup d’État comptable ». Il estime qu’en confiant la surveillance des comptes publics à une proche du pouvoir, l’État se retrouverait « sous tutelle d’un clan », mettant en doute la capacité de la future présidente à porter un regard critique sur les finances qu’elle a contribué à piloter.

Les écologistes dénoncent une atteinte à l’indépendance

Même tonalité du côté des écologistes. Marine Tondelier s’est interrogée publiquement sur la cohérence de confier à une ancienne responsable budgétaire le contrôle du budget dont elle a été l’architecte. L’argument central porte sur l’exigence d’indépendance absolue vis-à-vis du pouvoir exécutif pour ce type de fonction. Clémentine Autain a, pour sa part, parlé d’« un pur scandale », soulignant le caractère inamovible des magistrats de la Cour.

Une indignation qui dépasse les rangs de la gauche

À droite également, la décision fait réagir. Sébastien Chenu a dénoncé « un scandale » et fustigé ce qu’il qualifie de « République des copains ». Selon lui, il est inconcevable qu’une ministre chargée des Comptes publics puisse ensuite juger l’action gouvernementale dans ce même domaine. Le président de l’UDR, Éric Ciotti, a évoqué un « passage en force sans précédent », y voyant une stratégie visant à conserver une influence durable au sein des institutions.

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