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Malgré un grave cancer de la prostate, la Sécurité sociale l’oblige à reprendre le travail

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Atteint d’un cancer de la prostate à un stade avancé, un homme installé en Catalogne se retrouve au cœur d’un bras de fer avec la Sécurité sociale espagnole.

Malgré des métastases et des effets secondaires lourds, il est considéré apte au travail après une brève évaluation médicale. Pepe Espino lutte depuis quatre ans contre un cancer de la prostate de stade 4. La maladie s’est propagée aux os, aux poumons et aux tissus mous. Selon ses propres mots, le diagnostic initial était particulièrement sombre, les médecins évoquant une espérance de vie limitée.

Malgré la gravité de la situation, il a continué à travailler durant près de deux ans après l’annonce de la maladie. Ce sont les effets secondaires du traitement — fatigue extrême, douleurs articulaires, anxiété et troubles neurologiques — qui l’ont finalement contraint à s’arrêter.

Une expertise médicale contestée

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Le tournant intervient lors de sa convocation par l’Institut catalan des évaluations médicales (ICAM). L’entretien avec le médecin mandaté par l’organisme n’aurait duré qu’une vingtaine de minutes. À l’issue de cette consultation, la Sécurité sociale estime qu’il demeure apte à exercer une activité professionnelle.

Cette décision, révélée par le média local 3Cat, a suscité l’incompréhension de l’intéressé. Les rapports détaillés de ses oncologues, décrivant l’évolution de la maladie et l’impact du traitement sur son quotidien, n’ont manifestement pas été retenus. Un contraste saisissant entre l’avis des spécialistes et l’évaluation administrative.

Un recours engagé

Pepe Espino a décidé de contester la décision. Avec l’appui de son avocat, il a déposé un recours auprès des autorités compétentes. Selon la défense, une reprise du travail exposerait le patient à des exigences physiques et cognitives incompatibles avec son état de santé actuel.

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Son oncologue, cité par la presse, aurait indiqué n’avoir jamais vu, en plusieurs décennies de pratique, une décision similaire pour un cas aussi avancé. Le dossier soulève ainsi la question de la prise en compte réelle des avis médicaux spécialisés dans les procédures d’invalidité.

Un débat plus large sur l’invalidité

Au-delà du cas individuel, cette affaire met en lumière la tension entre impératifs budgétaires des systèmes de protection sociale et reconnaissance des incapacités liées aux maladies graves. La reconnaissance d’une invalidité permanente conditionne l’accès à des droits essentiels pour les patients en situation de fragilité extrême.

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