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Lyon : une attaque au mortier d’artifice sème la panique en plein centre commercial

Un samedi de courses a viré à la panique à Lyon. Au centre commercial de la Part-Dieu, des tirs de mortiers d’artifice ont provoqué un mouvement de foule impressionnant. Si un agent de sécurité a été légèrement blessé, la peur a gagné des centaines de clients, dans un climat déjà marqué par la recrudescence de ces incidents.

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L’incident s’est produit en plein cœur de la galerie marchande. Trois individus se sont attaqués à un agent de sécurité, utilisant des mortiers d’artifice comme arme. L’un d’eux a tiré depuis le rez-de-chaussée, tandis que les deux autres, postés au troisième étage, filmaient la scène. Les détonations, particulièrement sonores, ont semé la panique et déclenché un mouvement de foule, même si aucun autre blessé n’a été recensé. La police nationale et les CRS, présents sur place, ont rapidement sécurisé la zone. L’un des assaillants a été interpellé dans la foulée.

Une violence banalisée ?

Ce nouvel épisode survient dans un contexte d’augmentation inquiétante de l’usage de ces engins pyrotechniques. Entre 2022 et 2024, leur emploi a bondi de 150 %, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Souvent utilisés pour viser les forces de l’ordre ou lors d’affrontements urbains, ces dispositifs explosifs sont désormais qualifiés d’« armes de barbares » par le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau.

Un arsenal répressif en préparation

Face à la multiplication des attaques, le gouvernement entend durcir la législation. Un projet de loi sera présenté à la rentrée, prévoyant des peines allant jusqu’à trois ans de prison pour l’achat, la détention ou l’usage de mortiers – et jusqu’à cinq ans si l’intention est de causer des dégradations. La vente à des mineurs ou via Internet serait quant à elle passible de trois ans d’emprisonnement.

Fermer le robinet de l’approvisionnement

Au-delà des sanctions, l’exécutif veut s’attaquer aux réseaux d’importation et de distribution. Les préfets pourront fermer plus facilement les commerces vendant ces engins, tandis que la plateforme Pharos se verra dotée d’un pouvoir de blocage des sites illégaux. Bruno Retailleau plaide aussi pour une action européenne coordonnée, rappelant que la plupart des mortiers entrent en France après avoir transité par la Pologne ou la République tchèque.

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« Un symptôme, pas une cause »

Le ministre insiste toutefois sur un point : ces engins pyrotechniques ne sont qu’un révélateur des violences urbaines et non leur origine. Pour lui, la véritable bataille se joue sur le terrain social et sécuritaire, afin de traiter les « guérillas urbaines à la racine ». L’attaque de Lyon, spectaculaire et inquiétante, illustre cruellement la difficulté à endiguer un phénomène qui dépasse le simple cadre du maintien de l’ordre.

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