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L’ULB sous le feu des critiques après une nomination très controversée

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L’affaire qui secoue l’Université libre de Bruxelles (ULB) dépasse largement le cadre académique. Elle illustre à la fois les tensions identitaires qui traversent la Belgique et les limites du débat public autour de l’immigration, de la religion et de l’antisémitisme.

Au cœur de la polémique : Alain Destexhe, médecin, sénateur honoraire, et auteur de l’ouvrage Mayotte, comment l’immigration détruit une société (Texquis, 2025). Jeudi, l’ULB a pris une double décision : valider le choix de la promotion de droit 2025 de désigner Rima Hassan comme marraine, et engager des poursuites judiciaires contre Alain Destexhe. L’ancien parlementaire avait dénoncé sur les réseaux sociaux un vote influencé, selon lui, par le changement démographique de Bruxelles. Pour appuyer son hypothèse, il avait publié les prénoms de plusieurs étudiants, provoquant la colère de l’institution.

Une université en perte de repères, selon Destexhe

Fondée en 1834 sur le principe du « libre examen », l’ULB est, selon Alain Destexhe, entrée dans une « dérive idéologique ». Il décrit une université jadis attachée à la laïcité, devenue aujourd’hui un espace tolérant le communautarisme et l’antisémitisme. Dans sa tribune, il cite des exemples : la présence accrue du voile sur le campus, des prières organisées dans les locaux, la venue de figures controversées comme Tariq Ramadan, ou encore les difficultés rencontrées par des personnalités laïques comme Caroline Fourest ou Elie Barnavi pour y tenir conférence.

La fracture ouverte par le conflit israélo-palestinien

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La guerre déclenchée le 7 octobre 2023 a exacerbé les tensions. Selon Destexhe, l’ULB a toléré des manifestations hostiles aux étudiants juifs, dont certains ont été harcelés et agressés. Un bâtiment rebaptisé au nom de Walid Daqqa – militant palestinien et terroriste condamné – est resté occupé sept mois durant. L’université a suspendu ses partenariats avec des établissements israéliens, tout en renforçant ses liens avec l’université palestinienne de Birzeit, connue pour ses soutiens majoritaires au Hamas.

Rima Hassan, symbole d’un basculement

Le choix de la promotion de droit d’honorer Rima Hassan, militante pro-palestinienne, a cristallisé ces tensions. Son nom figurera désormais aux côtés de grandes figures comme Robert Badinter ou Gisèle Halimi. Pour Destexhe, ce choix traduit non seulement une orientation idéologique de l’université, mais aussi le reflet de la démographie bruxelloise, aujourd’hui composée à 61 % d’habitants d’origine extra-européenne.

La thèse du « poids démographique »

Dans un message sur X, Alain Destexhe a avancé que cette désignation traduisait l’influence d’une communauté arabo-musulmane plus nombreuse et plus visible dans la capitale belge. Il évoque le choix des prénoms, la pratique religieuse, la solidarité avec la cause palestinienne ou encore les votes communautaires. Ses propos, jugés stigmatisants, ont conduit l’ULB à porter plainte contre lui.

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Une liberté d’expression menacée ?

Pour l’ancien sénateur, l’attitude de l’ULB témoigne d’un étouffement du débat. « Le libre examen aurait précisément consisté à discuter, nuancer ou réfuter cette hypothèse », écrit-il. Au lieu de cela, il dénonce des accusations automatiques de « stigmatisation » ou de « discours nauséabond », utilisées selon lui pour éviter tout débat sur l’immigration et l’islamisation.

Au-delà de l’affaire individuelle, cette controverse illustre les fractures profondes de la société belge : tensions identitaires, inquiétudes autour de la montée de l’antisémitisme et crispations sur la place de l’islam dans l’espace public. Pour Destexhe, c’est l’ULB elle-même, en tolérant des débordements, qui met en danger la communauté juive et trahit sa vocation fondatrice : défendre la liberté de pensée.

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