Le montant de l’amende quasiment doublé: l’État renforce les sanctions contre la baignade hors zones autorisées
Face à la multiplication des baignades dans des secteurs interdits, les autorités françaises renforcent les sanctions afin de limiter les comportements à risque.

Depuis le 2 août, un nouveau décret alourdit les amendes applicables sur l’ensemble du territoire et facilite leur verbalisation. Les personnes qui se baignent dans une zone où la baignade est interdite ou signalée par un drapeau rouge s’exposent désormais à une sanction plus sévère. Un décret publié au Journal officiel et entré en vigueur le dimanche 2 août revoit à la hausse les pénalités applicables sur tout le territoire français.
Jusqu’à présent, cette infraction relevait d’une contravention de première classe. Désormais, elle est classée parmi les contraventions de troisième classe. Ce changement s’accompagne d’une augmentation du montant de l’amende forfaitaire, qui passe de 38 euros maximum à 68 euros, avec la possibilité pour les forces de l’ordre de dresser immédiatement un procès-verbal électronique.
Une mesure destinée à freiner les comportements dangereux

Selon le ministère de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, ce durcissement poursuit un objectif de dissuasion afin de réduire les infractions constatées dans les zones interdites à la baignade. L’instauration d’une amende forfaitaire doit permettre une application plus rapide et plus efficace des sanctions.
Les préfectures de Paris et de la région Île-de-France expliquent que cette évolution intervient dans un contexte marqué par une augmentation des baignades sauvages, particulièrement lors des épisodes de fortes chaleurs, lorsque de nombreuses personnes cherchent à se rafraîchir dans des lieux non surveillés.
Des risques importants pour les baigneurs et les secours

Les autorités rappellent que la baignade en dehors des espaces autorisés peut exposer les nageurs à de nombreux dangers. Parmi les principaux risques figurent les courants puissants, les fonds envasés, la végétation aquatique susceptible d’entraver les déplacements, ainsi que la circulation des embarcations sur les voies navigables.
Le risque d’hydrocution est également mis en avant, notamment lors des périodes de forte chaleur. Au-delà de la protection des baigneurs eux-mêmes, cette réglementation vise aussi à préserver la sécurité des équipes de secours et à garantir le bon déroulement de la navigation fluviale lorsque des interventions d’urgence sont nécessaires.
Une mortalité toujours préoccupante durant l’été
Les chiffres des noyades demeurent particulièrement élevés en France, illustrant les enjeux de sécurité liés aux activités aquatiques. Depuis le début de l’été, le gouvernement indique que 197 personnes ont perdu la vie par noyade.






