« Je suis en larmes » : mariée de force à un inconnu, Rachida Dati brise le silence sur cet épisode compliqué de sa vie
Avant de devenir une figure majeure de la droite française, Rachida Dati a traversé des épreuves intimes qu’elle n’avait que rarement évoquées.

Dans un témoignage bouleversant, elle revient sur un mariage contracté sous pression familiale au début des années 1990, un épisode qu’elle qualifie aujourd’hui de profondément contraint.
Rachida Dati n’a jamais caché ses origines modestes. Née en Saône-et-Loire au sein d’une fratrie nombreuse, d’un père d’origine marocaine et d’une mère d’origine algérienne, elle raconte avoir travaillé dès l’adolescence pour soutenir sa famille. Petits emplois, responsabilités précoces, ambition constante : la future garde des Sceaux gravit progressivement les échelons, notamment dans une clinique, avant de poursuivre ses études à Paris tout en continuant à travailler.
Cette ascension sociale s’accompagne d’un engagement fort envers les siens. Elle contribue financièrement au foyer familial, allant jusqu’à offrir à ses parents une maison afin de leur permettre de quitter leur cité. Derrière la réussite politique, une trajectoire personnelle marquée par la détermination et le sens du devoir.

Une décision prise sous pression
C’est dans ce contexte que survient, en 1992, un choix qui marquera durablement sa vie. Alors qu’elle entretient une relation dont elle ne peut parler librement, la pression de l’entourage devient écrasante. Pour préserver ce qu’elle décrit comme une « question d’honneur », elle accepte une demande en mariage.
Elle pose néanmoins une condition : la cérémonie aura lieu en France, et non en Algérie ou au Maroc. L’homme qu’elle s’apprête à épouser, elle le connaît à peine. Avec le recul, elle confie s’être engagée dans cette union sans réelle liberté, évoquant un mariage contracté davantage sous le poids des attentes familiales que par conviction personnelle.
Une cérémonie sous tension

Plus de trente ans plus tard, Rachida Dati revient sur cet épisode avec émotion. Elle décrit une cérémonie marquée par les larmes, l’incapacité à prononcer le « oui » et une tension palpable dans la salle. Selon son récit, l’élu chargé d’officialiser l’union aurait perçu le malaise ambiant.
Très vite, la situation se détériore. Elle affirme avoir souhaité mettre fin à cette relation, mais se heurte à l’opposition de ses parents. La crainte du regard des autres, du « qu’en dira-t-on », pèse lourd dans la décision. Malgré sa volonté de se séparer, elle explique avoir cédé face à l’insistance familiale.
Rachida Dati reconnaît que cette période a été particulièrement difficile. Elle évoque une perte de poids importante et un mal-être profond, révélateurs d’une situation devenue insoutenable. Longtemps, elle a choisi de ne pas exposer publiquement cet épisode, refusant de réduire son parcours à cette seule expérience.






