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« Je ne suis pas là pour me désister » : Sarah Knafo, partisane d’une alliance, se maintiendra au second tour

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À l’approche du scrutin municipal parisien, les lignes à droite se tendent et les stratégies se dévoilent.

Entre ambition personnelle, calculs électoraux et rivalités idéologiques, la bataille pour le second tour s’annonce décisive. Une candidate refuse toute capitulation anticipée et assume une posture offensive, quitte à fracturer son propre camp.

L’eurodéputée de Reconquête, Sarah Knafo, ne laisse planer aucun doute sur ses intentions. Dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche le 1er mars, elle affirme sans détour qu’elle n’envisage aucun retrait au soir du premier tour. « Je ne suis absolument pas là pour me désister », martèle-t-elle, revendiquant une ligne de fermeté stratégique. Pour la candidate, la question n’est pas de savoir si elle se maintiendra, mais dans quelles conditions elle pèsera au second tour prévu le 22 mars.

Créditée d’un score dépassant les 10 % dans les enquêtes d’opinion, elle estime avoir désormais la légitimité nécessaire pour s’inscrire durablement dans le paysage municipal parisien. Sa progression dans les sondages, en hausse par rapport à la fin janvier, nourrit cette assurance. L’élue européenne entend transformer cette dynamique en levier politique, convaincue que son socle électoral peut encore s’élargir.

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L’alliance à droite comme ligne stratégique

Qu’elle termine première ou seconde à droite, Sarah Knafo assure qu’elle proposera une coalition pour le second tour. À ses yeux, refuser cette main tendue reviendrait à affaiblir durablement son camp. « La personne qui la refusera fera perdre la droite », prévient-elle, plaçant d’emblée ses adversaires face à leurs responsabilités.

Cette posture vise à déplacer le débat : en cas d’échec, la responsabilité serait imputée à ceux qui auraient refusé l’union. La candidate de Reconquête joue ainsi une carte audacieuse, cherchant à apparaître comme celle qui prône le rassemblement, tout en restant fidèle à sa ligne idéologique. Mais cette stratégie comporte un risque évident : transformer une offre d’alliance en facteur de tension supplémentaire.

Rachida Dati en position de force

Face à elle, Rachida Dati demeure la figure dominante à droite. L’ancienne ministre de la Culture, donnée largement en tête dans son camp avec environ 30 % des intentions de vote selon un récent sondage Ifop, ne semble guère disposée à ouvrir la porte à un rapprochement. Elle s’est positionnée dès le premier tour sur le terrain du « vote utile », affirmant être « la seule à pouvoir battre la gauche ».

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Derrière cette formule, le message est limpide : il s’agit d’assécher l’espace électoral de sa concurrente avant même le second tour. Sans la nommer explicitement, Rachida Dati adresse un signal clair aux électeurs tentés par une candidature alternative. L’objectif est de consolider son avance et d’éviter toute dispersion des voix qui fragiliserait la droite dans une capitale historiquement difficile à conquérir.

Un mur idéologique difficile à franchir

Au-delà des chiffres, l’obstacle majeur réside dans la nature même des forces en présence. L’ADN idéologique du mouvement Reconquête, issu du courant zemmouriste, complique toute tentative de fusion. Certains proches de Rachida Dati jugent qu’une alliance serait électoralement contre-productive dans un électorat parisien majoritairement modéré.

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Une fidèle de l’ancienne garde des Sceaux résume la crainte : unir les listes pourrait rebuter une partie des électeurs centristes ou bourgeois, traditionnellement décisifs dans la capitale. L’argument est stratégique autant que symbolique : Paris, estiment-ils, serait « ingagnable » en cas de rapprochement avec la candidate de Reconquête. Cette analyse illustre la fracture persistante entre une droite dite républicaine et une droite plus radicale.

Une campagne sous tension à l’approche du premier tour

À moins de deux semaines du scrutin du 15 mars, la campagne entre dans sa phase la plus sensible. Sarah Knafo tente de maintenir sa dynamique, tout en évitant d’être marginalisée par l’appel au vote utile lancé par sa rivale. Elle a bien réussi à attirer quelques soutiens issus des Républicains, mais son isolement demeure palpable.

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