« J’ai refait 13 fois mes lèvres à Dubaï, c’est pris en charge par la Sécurité sociale »
Le récit a déclenché une vague de réactions sur les réseaux sociaux.

Entre quête esthétique assumée, injections à répétition et opération chirurgicale lourde, l’influenceur Yohan Perani dévoile un parcours marqué par les excès et les complications. Au cœur de la polémique : la prise en charge de son intervention par la Sécurité sociale.
Invité dans une interview vidéo de Sam Zirah largement relayée en ligne, Yohan Perani est revenu sans détour sur son rapport aux injections labiales. Connu pour ses transformations esthétiques répétées, le jeune homme reconnaît avoir franchi un cap. Il affirme avoir subi plus d’une dizaine d’injections aux lèvres, décrivant un engrenage dont il ne parvenait plus à sortir.
Au départ, explique-t-il, le résultat lui plaisait. Puis, à mesure que l’acide hyaluronique se résorbait, l’envie de retrouver — voire d’amplifier — le volume initial prenait le dessus. « Tu continues, tu continues », confie-t-il, évoquant une véritable spirale. Rapidement, les quantités injectées augmentent. Un millilitre, puis un autre deux semaines plus tard. En quelques mois, les volumes cumulés deviennent considérables.
Du produit résorbable au silicone interdit
Cherchant un effet plus durable, Yohan Perani raconte s’être tourné vers une solution qui s’est révélée bien plus problématique. Selon ses déclarations, du silicone lui aurait été injecté à Dubaï, sans qu’il en ait pleinement conscience. Or, l’injection de silicone à visée esthétique est strictement interdite en France depuis plus de vingt ans en raison des risques médicaux qu’elle comporte.
De retour en France, il tente de corriger la situation en ayant recours à l’hyaluronidase, un produit destiné à dissoudre l’acide hyaluronique. Mais rien ne se passe comme prévu. L’effet attendu ne se produit pas. Après des examens d’imagerie, le diagnostic tombe : il ne s’agit pas d’acide hyaluronique, mais bien de silicone. Un matériau non résorbable, susceptible d’entraîner des complications à long terme.
Une intervention chirurgicale inévitable

Face à cette découverte, la seule option proposée est chirurgicale. Le retrait du silicone nécessite une opération réalisée à l’intérieur des lèvres, impliquant des incisions et donc des cicatrices. Yohan Perani détaille une procédure menée sous anesthésie locale, avec un coût estimé à environ 2 300 euros.
Au-delà de l’aspect médical, le jeune homme évoque l’impact psychologique. Il confie avoir du mal à s’imaginer sans ses lèvres volumineuses, allant jusqu’à déclarer qu’il se « déteste » sans cet attribut devenu central dans son image publique. Il prévoit d’ailleurs de s’éloigner temporairement des réseaux sociaux pour laisser le temps aux cicatrices de guérir, preuve que l’enjeu dépasse le simple acte chirurgical.
Une prise en charge qui suscite la controverse
C’est cependant un autre élément qui a particulièrement enflammé les internautes : le remboursement annoncé de l’intervention par la Sécurité sociale. Yohan Perani assume la polémique. Selon lui, la prise en charge est accordée et il ne voit pas pourquoi il refuserait un droit ouvert par la loi.
En France, les actes purement esthétiques — comme les injections d’acide hyaluronique destinées à augmenter le volume des lèvres — ne sont pas remboursés. Toutefois, lorsqu’une intervention relève de la chirurgie réparatrice ou du traitement d’une complication médicale avérée, une prise en charge peut être envisagée après validation par le médecin-conseil de l’Assurance maladie.
Le silicone injectable étant interdit à des fins esthétiques, son retrait peut être considéré comme un acte médical nécessaire. Dans ce cadre précis, l’Assurance maladie ne finance pas la recherche d’un idéal esthétique, mais elle peut intervenir pour corriger des dommages susceptibles d’affecter la santé du patient.






