Il voulait « marquer le coup » après le décès de Nahel… sa condamnation vient de tomber
Un lourd verdict vient de tomber à Versailles. Deux ans après les émeutes qui avaient embrasé la France à la suite de la mort de Nahel, un jeune père de famille a été condamné à sept ans de prison ferme. La justice lui reproche d’avoir incendié deux écoles à La Verrière, dans les Yvelines, en juin 2023.
Le 27 juin 2023, la mort de Nahel, 17 ans, tué par un policier à Nanterre, avait déclenché plusieurs nuits de violences urbaines dans de nombreuses villes. À La Verrière, ce jeune homme de 25 ans s’était joint aux affrontements avec les forces de l’ordre avant de passer à l’acte. Selon l’enquête, il aurait effectué plusieurs allers-retours avec des jerricans et des bouteilles remplies d’essence pour incendier deux établissements scolaires du quartier.
Un mobile remis en question
Devant le tribunal correctionnel de Versailles, le prévenu a tenté de minimiser les faits. Il a soutenu que l’essence transportée n’était destinée qu’à mettre le feu à des poubelles. Mais la présidente de la cour a pointé une possible vengeance personnelle : sa jeune sœur était scolarisée dans l’une des écoles brûlées, et ses parents venaient d’apprendre qu’elle ne pourrait pas y poursuivre sa scolarité. Un élément qui a nourri les soupçons sur ses motivations réelles.
Une défense jugée insuffisante
L’avocat de l’accusé a plaidé le manque de preuves directes, rappelant qu’aucun élément irréfutable ne permettait d’identifier son client comme unique auteur de l’incendie. Malgré ces arguments, le tribunal a retenu sa responsabilité pleine et entière, estimant que son implication dans les destructions était démontrée.
Une condamnation exemplaire
Le verdict est sévère : sept ans de prison ferme, avec maintien en détention. Le condamné devra également indemniser les parties civiles, même si le montant des réparations ne sera fixé qu’une fois les travaux de reconstruction achevés. Cette décision illustre la volonté de la justice de sanctionner fermement les atteintes aux lieux publics, et en particulier aux écoles, symboles du vivre-ensemble.
Un jugement au retentissement politique
Au-delà de ce cas, l’affaire met en lumière l’impact des émeutes de 2023, qui ont laissé des traces durables dans de nombreux quartiers. La destruction d’écoles, perçue comme une atteinte à l’avenir même des enfants, avait provoqué une forte indignation à l’époque. La condamnation prononcée à Versailles pourrait servir d’avertissement à l’égard de ceux qui, dans un contexte de révolte, choisiraient de s’en prendre aux services publics essentiels.