Elle lâche un nid de guêpes dans sa maison… voici pourquoi
À Barcelone, une retraitée a trouvé une manière pour le moins insolite de déloger les squatteurs de sa maison. Après avoir découvert son logement occupé à son retour de vacances, elle a choisi une arme inattendue : un nid de guêpes. Son geste spectaculaire illustre le désespoir des propriétaires face aux lenteurs judiciaires.
Fin août, cette femme de 78 ans, originaire de Sant Marti de Tous, un petit village catalan, est rentrée de vacances passées avec son fils et ses petits-enfants. À sa grande stupeur, elle a découvert que sa maison de deux étages était occupée par cinq squatteurs, qui avaient même changé la serrure. Pour cette retraitée, installée dans la demeure depuis cinquante ans, l’humiliation et la colère ont pris le dessus.
L’arme inattendue : un nid de guêpes
Déterminée à ne pas se laisser faire, la septuagénaire a élaboré une riposte pour le moins singulière. Elle a récupéré un nid de guêpes dans un arbre et l’a lancé par une fenêtre ouverte, provoquant une véritable panique parmi les intrus. Hurlements, fuite désordonnée, les squatteurs n’ont eu d’autre choix que de quitter précipitamment le logement pour échapper aux insectes en furie.
Une détermination sans appel
Face aux menaces de plainte formulées par les occupants, la retraitée n’a exprimé aucun remords. « C’est la maison où j’ai vécu avec mon mari, où j’ai élevé mes enfants. Je ne pouvais pas rester sans rien faire », a-t-elle déclaré. Elle est allée plus loin encore, en avertissant qu’elle recommencerait, avec n’importe quel autre insecte, si nécessaire.
Un casse-tête juridique
Si la mise en scène a fait sourire certains, le fond de l’affaire reste juridiquement complexe. Officiellement, la maison appartient au fils de la retraitée et constitue une résidence secondaire. Dans ce cas, le squat n’est pas considéré comme une violation de domicile mais comme un délit civil, ce qui implique une procédure judiciaire longue avant toute expulsion. Le fils, découragé, craint que « récupérer la maison ne prenne des mois ».
Entre colère et impasse administrative
En attendant la résolution du litige, la retraitée a dû s’installer temporairement chez des amis. Son geste radical traduit la frustration croissante des familles confrontées au phénomène des squats en Espagne, où la lenteur des procédures laisse souvent les propriétaires démunis face aux intrus. Cette histoire, qui a déjà fait grand bruit dans la région, relance le débat sur la protection juridique des habitants face à ce fléau.