Diminution des allocations : « Avant 25 ans, pas de chômage. Tu vas bosser, POINT ! » Le débat relancé
La question du chômage revient au cœur du débat public alors que la dette française atteint des sommets.

Sur fond de tensions budgétaires, certaines voix plaident pour un durcissement des règles d’indemnisation. Une proposition radicale visant les moins de 25 ans a récemment ravivé les controverses. La situation des finances publiques alimente les discussions. Au troisième trimestre 2025, la dette française atteignait environ 3 482 milliards d’euros, soit plus de 117 % du PIB, un niveau inédit hors période de crise majeure. Dans ce contexte, l’exécutif et les parlementaires cherchent des leviers pour contenir les dépenses.
Parmi les pistes régulièrement évoquées figure la réforme de l’assurance chômage. L’idée d’une dégressivité des allocations ou d’un durcissement des conditions d’accès a animé de longs mois de débats avant le vote du budget 2026. Face aux contestations syndicales, certains projets ont finalement été partiellement abandonnés.

Un chômage en hausse, surtout chez les jeunes
Les chiffres récents ne rassurent guère. À la fin du quatrième trimestre 2025, environ 2,5 millions de personnes étaient sans emploi, un niveau inédit depuis plus d’une décennie. Les 15-24 ans apparaissent particulièrement touchés, avec un taux supérieur à 21 %, bien au-dessus de la moyenne nationale.
Ce constat nourrit des positions tranchées. Certains estiment que l’indemnisation actuelle ne favorise pas suffisamment le retour à l’emploi, notamment chez les plus jeunes. D’autres rappellent que l’accès à l’allocation chômage suppose d’avoir travaillé et cotisé auparavant.
Une proposition radicale qui divise

Invitée à débattre dans une émission radiophonique, l’enseignante et essayiste Barbara Lefebvre a défendu une position sans concession. Elle a estimé que les moins de 25 ans ne devraient pas bénéficier de l’allocation chômage, jugeant que l’égalité de traitement entre profils très différents poserait problème.
Selon elle, la logique d’égalité deviendrait « égalitarisme », au détriment d’une approche différenciée selon les parcours. Interrogée sur la possibilité d’une dégressivité des allocations, elle a rejeté l’idée pour proposer une suppression pure et simple de l’indemnisation avant 25 ans.
Ces propos ont suscité de nombreuses réactions, notamment sur les réseaux sociaux. Certains internautes ont rappelé que l’indemnisation suppose d’avoir cotisé, ce qui implique une activité professionnelle préalable, contredisant l’idée d’une allocation versée sans condition.






