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Bardella donné très largement en tête au premier tour de la présidentielle

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À un peu plus d’un an de l’élection présidentielle, les enquêtes d’opinion se multiplient et dessinent déjà certaines tendances.

Un nouveau sondage publié début mars révèle une domination marquée du Rassemblement national au premier tour, tandis que le reste du paysage politique apparaît fragmenté, notamment à gauche.

Selon une enquête d’opinion réalisée par l’Ifop-Fiducial pour Sud Radio et Le Figaro, le Rassemblement national bénéficierait actuellement d’une avance très importante dans les intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle. Dans la plupart des scénarios étudiés, le parti d’extrême droite recueillerait plus d’un tiers des suffrages, confirmant une dynamique électorale déjà observée dans plusieurs sondages récents.

Deux figures du mouvement ont été testées : Jordan Bardella, actuel président du parti, et Marine Le Pen, cheffe de file des députés RN à l’Assemblée nationale. Les résultats indiquent que Jordan Bardella pourrait atteindre entre 36 % et 38 % des intentions de vote selon les configurations étudiées.

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Marine Le Pen resterait elle aussi largement en tête si elle était candidate, avec un score estimé entre 34 % et 35 %, ce qui la placerait nettement devant l’ensemble de ses concurrents potentiels.

L’incertitude autour de la candidature de Marine Le Pen

La question de la candidature de Marine Le Pen demeure toutefois liée à une procédure judiciaire en cours. Une décision doit être rendue en appel au mois de juillet concernant une affaire dans laquelle le parquet général a requis une peine d’inéligibilité de cinq ans.

Cette échéance judiciaire pourrait peser sur la stratégie du Rassemblement national. Marine Le Pen a indiqué qu’elle prendrait sa décision concernant une éventuelle nouvelle candidature présidentielle dès l’annonce du verdict, sans attendre une éventuelle décision ultérieure de la Cour de cassation.

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Dans ce contexte, la possibilité d’une candidature de Jordan Bardella apparaît comme une alternative crédible au sein du parti.

Édouard Philippe s’impose dans le bloc central

Du côté du centre et de la droite modérée, l’ancien Premier ministre Édouard Philippe apparaît comme la personnalité la mieux placée pour espérer accéder au second tour. Selon le sondage, il serait actuellement le seul représentant du bloc central capable de se qualifier face au candidat du Rassemblement national.

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Dans certaines configurations où plusieurs candidats du centre et de la droite seraient présents, il recueillerait environ 16 % des voix, ce qui suffirait à lui assurer la deuxième place.

En revanche, si Édouard Philippe devenait le candidat unique du centre et de la droite, son score pourrait atteindre 23 %. Une telle configuration réduirait l’écart avec le RN tout en consolidant sa position face aux autres candidats, notamment ceux issus de la gauche.

Des rivaux du centre moins bien placés

Le sondage teste également d’autres personnalités susceptibles de représenter le bloc central ou la majorité actuelle. Les résultats montrent des scores nettement plus modestes pour ces figures politiques.

Gabriel Attal, par exemple, obtiendrait environ 10 à 11 % des intentions de vote selon les scénarios, se retrouvant derrière plusieurs concurrents. Bruno Retailleau et Raphaël Glucksmann pourraient alors le devancer dans certains cas, créant une compétition plus serrée pour la deuxième place.

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D’autres ministres ou responsables politiques testés dans l’étude apparaissent encore plus loin dans les intentions de vote. Gérald Darmanin serait crédité d’environ 8 %, tandis que Sébastien Lecornu atteindrait autour de 6 %. Ces scores les placeraient en milieu de tableau dans la compétition.

Une gauche fragmentée et affaiblie

La situation apparaît plus complexe pour les formations de gauche. Le sondage montre que la dispersion des candidatures pourrait empêcher ce camp d’atteindre le second tour, malgré l’existence de plusieurs figures politiques bien identifiées.

Jean-Luc Mélenchon, qui avait terminé troisième lors de l’élection présidentielle de 2022 avec près de 22 % des voix, conserverait une base électorale stable mais insuffisante pour se qualifier dans les scénarios étudiés. Il recueillerait environ 12 % des suffrages dans certaines configurations.

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Dans d’autres hypothèses, Raphaël Glucksmann pourrait obtenir un score similaire autour de 11 % à 12 %. Toutefois, même dans ces cas, la division de la gauche empêcherait l’émergence d’un candidat suffisamment puissant pour rivaliser avec le RN ou avec le bloc central.

Une qualification potentiellement très basse

Certains scénarios envisagés par l’enquête montrent une situation inédite : la qualification pour le second tour pourrait se jouer avec un niveau de voix historiquement faible.

Dans certaines configurations, un candidat pourrait accéder au second tour avec seulement 12 % ou 13 % des suffrages exprimés. Un tel niveau refléterait un paysage politique extrêmement fragmenté, où la dispersion des voix permettrait à un candidat minoritaire de se qualifier.

Cette situation laisserait toutefois une grande incertitude sur l’issue réelle de la campagne, les dynamiques électorales pouvant évoluer fortement à mesure que l’élection se rapproche.

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L’étude examine également les scores potentiels d’autres figures politiques de la gauche. Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, obtiendrait entre 4 % et 5 % des intentions de vote dans les scénarios testés.

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