Voici ce que Cédric Jubillar a dit devant la justice après son passage aux aveux
Après plus de cinq années de dénégations, Cédric Jubillar a livré à la justice un récit détaillé de la nuit où Delphine Aussaguel a disparu.

Le peintre-plaquiste reconnaît désormais être à l’origine de sa mort et raconte les événements ayant précédé le drame. Interrogé par une magistrate désignée par la présidente de la cour d’assises de Haute-Garonne, Cédric Jubillar a reconnu être responsable de la disparition de son épouse. Après cinq ans et demi de dénégations, l’homme de 38 ans avait d’abord formulé des aveux dans un courrier daté du 6 juillet, avant de les renouveler face aux enquêteurs le 15 juillet, selon ses avocats, Mes Guy et Pierre Debuisson.
Dans son récit, il revient sur la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Il affirme s’être couché vers 22 h 30 après avoir reçu la visite de Delphine et de leur enfant dans sa chambre. Le couple traversait alors une période particulièrement difficile et envisageait le divorce, une situation qui, selon lui, affectait notamment son sommeil.

Cédric Jubillar raconte s’être réveillé entre 1 heure et 1 h 30 avant de rejoindre le salon. Une discussion aurait alors commencé avec Delphine, puis rapidement dégénéré en une violente dispute verbale.
Il raconte le moment où la dispute aurait basculé
Selon sa version, Delphine lui aurait montré son téléphone avant que les échanges ne deviennent de plus en plus agressifs. Cédric Jubillar affirme que son épouse aurait prononcé plusieurs paroles blessantes concernant leur séparation et sa nouvelle relation.
Il explique avoir alors perdu le contrôle après une remarque concernant l’intimité de Delphine avec un autre homme. Il reconnaît avoir saisi son épouse au cou et l’avoir serrée en lui demandant de se taire, avant de constater qu’elle était devenue inerte.

Cédric Jubillar affirme avoir mis quelques instants à comprendre ce qui venait de se produire. Il décrit un état de panique et assure avoir alors réalisé qu’il venait de provoquer la mort de la mère de ses enfants.
Il décrit comment il aurait dissimulé le corps
Dans la suite de ses déclarations, l’artisan explique avoir décidé de cacher le corps afin que ses enfants ne découvrent pas leur mère. Il affirme l’avoir transporté jusqu’à sa voiture avant de le placer dans le coffre, puis avoir quitté discrètement le domicile.
Il dit avoir descendu une partie de la rue en laissant avancer son véhicule au point mort afin de ne pas réveiller le voisinage. Sans destination initialement définie, il aurait finalement pensé à un endroit où se trouvaient des monticules de terre qu’il connaissait pour les avoir remarqués auparavant dans le cadre d’un chantier.

Sur place, il affirme avoir creusé avec ses mains entre deux monticules avant d’y déposer Delphine et de recouvrir l’endroit comme il le pouvait.
De retour à Cagnac-les-Mines, Cédric Jubillar raconte avoir récupéré le téléphone, une paire de chaussures et un manteau appartenant à son épouse, avant de jeter ces objets dans la poubelle d’un voisin située à quelques dizaines de mètres.
Des ossements retrouvés après ses indications
Cédric Jubillar explique s’être ensuite enfermé pendant plusieurs années dans son mensonge, affirmant ne plus savoir comment revenir sur ses déclarations face à la pression judiciaire et médiatique. Il dit aujourd’hui éprouver d’importants remords, notamment envers ses enfants et les proches de Delphine.






