« Un très mauvais souvenir » : Hugues Aufray se lâche après le décès de Brigitte Bardot
La disparition de Brigitte Bardot, à l’âge de 91 ans, ravive une mémoire contrastée où l’admiration se heurte à la polémique. Alors que la France s’apprête à lui rendre un dernier hommage à Saint-Tropez, artistes et proches revisitent son héritage, entre fidélité indéfectible, gestes symboliques et paroles sans concession.
Décédée à 91 ans, Brigitte Bardot laisse derrière elle une trace immense dans l’histoire culturelle française. À l’approche de ses obsèques prévues le 7 janvier à Saint-Tropez, les hommages se multiplient, portés par ceux qui retiennent avant tout la comédienne mythique et la militante infatigable pour la cause animale. En parallèle, les critiques ressurgissent, rappelant ses condamnations passées pour injure et incitation à la haine raciale, ravivant ainsi le débat autour d’une figure aussi admirée que clivante.
Jeanne Mas et un geste fort pour la Fondation Bardot
Parmi les voix qui ont choisi de célébrer l’héritage plutôt que la controverse, Jeanne Mas s’est distinguée par une annonce marquante. L’artiste a décidé de vendre ses disques d’or et de travailler à l’organisation d’une tournée, dont l’intégralité des bénéfices serait reversée à la Fondation Brigitte Bardot. Un geste fort, pensé comme un prolongement concret du combat mené par l’ancienne actrice pour la protection animale, et une manière de transformer l’émotion en action durable.
Hugues Aufray, entre admiration et colère intacte
De son côté, Hugues Aufray, âgé de 96 ans, a livré un hommage bien plus rugueux, teinté de souvenirs amers. Invité à s’exprimer sur LCI, il est revenu sur une expérience marquante vécue aux côtés de Brigitte Bardot lors des essais du film La Vérité. Ce tournage reste pour lui un “très mauvais souvenir”, non pas à cause de l’actrice, mais en raison du climat humain et professionnel qui entourait alors la star.
Des mots durs sur l’entourage artistique de Bardot
Hugues Aufray n’a pas mâché ses mots en évoquant le réalisateur Henri-Georges Clouzot. S’il reconnaît son immense talent, il décrit un homme brutal et méprisant, allant jusqu’à qualifier de “voyous” ceux qui gravitaient autour de Brigitte Bardot. Selon lui, beaucoup se seraient approchés de l’actrice pour tirer profit de son aura et de son génie, sans jamais être à la hauteur de ce qu’elle incarnait réellement.
Une artiste “supérieure” et incomprise
Pour le chanteur de Santiano, Brigitte Bardot était avant tout une femme profondément incomprise, bien au-delà de son image de star. Il regrette de l’avoir vue s’entourer de personnes qui, à ses yeux, ne reflétaient ni sa sensibilité ni sa grandeur. Dans la famille Aufray, confie-t-il, elle était aimée sincèrement, notamment pour son engagement sans faille en faveur des animaux, un combat jugé plus noble que les artifices du vedettariat.










