Un pompier et une médecin du Samu décédés lors d’un exercice de treuillage dans le Puy-de-Dôme
Un drame a frappé les services de secours ce mercredi 11 février 2026 dans le Puy-de-Dôme.

Lors d’un exercice de treuillage en zone montagneuse, un sapeur-pompier professionnel et une médecin du Samu, également engagée comme volontaire, ont perdu la vie. Une enquête judiciaire a été ouverte.
L’annonce a suscité une vive émotion au sein des services de secours et au-delà. Un sapeur-pompier professionnel et une médecin du Samu, elle-même sapeur-pompier volontaire, sont décédés au cours d’un exercice de treuillage, une manœuvre pourtant régulièrement pratiquée pour préparer les équipes aux interventions les plus périlleuses. Le drame s’est produit dans le département du Puy-de-Dôme, sans que les autorités ne livrent dans l’immédiat de précisions détaillées sur les circonstances exactes.
Selon les premiers éléments relayés par la presse régionale, l’accident serait survenu dans le massif du Sancy, dans le secteur escarpé de Saint-Nectaire. L’exercice impliquait un hélicoptère de secours, utilisé pour simuler une opération d’évacuation en terrain difficile d’accès. Ce type de formation est essentiel pour garantir la réactivité des équipes en situation réelle, mais il n’est pas exempt de risques.
Une vive émotion au sommet de l’État

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a rapidement réagi sur le réseau social X. Il a exprimé sa « immense tristesse » face à la disparition des deux secouristes, adressant ses pensées à leurs familles, à leurs proches ainsi qu’à l’ensemble de leurs collègues mobilisés au service de la population. Une déclaration qui témoigne de l’impact de ce drame au plus haut niveau de l’État.
La Sécurité civile a également fait part de son « deuil » et de sa « vive émotion », affirmant son soutien indéfectible aux familles endeuillées et aux équipes touchées. Dans les rangs des sapeurs-pompiers, la consternation domine. L’engagement quotidien de ces professionnels, souvent salué lors des interventions spectaculaires, rappelle ici sa dimension la plus tragique.
Une enquête judiciaire ouverte

Face à la gravité des faits, le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Éric Serfass, s’est rendu sur place afin de superviser les premières investigations. Une enquête a été ouverte pour déterminer avec précision les circonstances de l’accident. Les autorités devront établir si un incident technique, une erreur humaine ou un concours de facteurs a conduit à l’issue dramatique de cet entraînement.
Les détails concernant le lieu exact et le déroulement précis de l’exercice n’ont pas encore été communiqués officiellement. Les investigations devraient inclure l’analyse des conditions météorologiques, du matériel utilisé ainsi que des protocoles de sécurité en vigueur au moment des faits.
La disparition des deux secouristes a également suscité des réactions dans la sphère politique. Grégory Allione, député européen Renew et président d’honneur de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, a souligné que les sapeurs-pompiers et personnels de secours « risquent leur vie, même à l’entraînement, pour être prêts à nous sauver ». Un rappel fort de la réalité du métier, souvent méconnue du grand public.
Il a plaidé pour un renforcement constant des moyens alloués à la sécurité des intervenants : équipements adaptés, formation continue approfondie et retours d’expérience systématiques après chaque accident. Derrière l’hommage, c’est toute la question de la prévention des risques en formation qui se trouve posée.






