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« Théo était notre rayon de soleil »… l’hommage bouleversant après un drame…

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Dans le silence solennel de la cour d’assises de Seine-et-Marne, l’émotion a pris le pas sur les débats techniques.

À travers les mots tremblants de ses proches, Théo Muxagata a repris vie, le temps d’une audience où l’absence pesait plus lourd que tout le reste. Jeudi, plusieurs membres de la famille et des amis de Théo Muxagata se sont succédé à la barre. Photos, souvenirs, anecdotes du quotidien : chacun a tenté de redonner chair au jeune homme de 18 ans, tué le 10 juillet 2021 dans la boutique Bouygues du centre commercial de Claye-Souilly où il travaillait comme vendeur.

Ce jour-là, un différend commercial d’un montant de 93,62 euros a dégénéré en drame. Ousmane Diallo, 62 ans, reprochait à l’opérateur des appels qu’il estimait surfacturés vers le Sénégal. Les échanges s’étaient multipliés les semaines précédentes, par téléphone puis en magasin, les 14 juin, 6 juillet et 9 juillet 2021. Convaincu d’être lésé, l’accusé nourrissait, selon l’accusation, un profond ressentiment.

Un jeune homme au début de sa vie

À la barre, les proches ont dressé le portrait d’un garçon sérieux et déterminé. Théo venait d’obtenir son baccalauréat professionnel avec mention, une fierté pour sa famille. Passionné de tennis, il partageait son quotidien avec sa mère, son beau-père et son petit frère Mathis.

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Travailleur appliqué, il effectuait chaque jour plusieurs heures de transport pour rejoindre son lieu de travail. Ses collègues l’ont décrit comme souriant, poli, investi dans ses missions. Un jeune homme au seuil de la vie adulte, dont les projets ont été brutalement interrompus.

La responsabilité pénale au cœur des débats

Au-delà de l’hommage rendu à la victime, une question continue de hanter les débats : celle de la responsabilité pénale d’Ousmane Diallo. Les expertises psychiatriques ont été longuement examinées, la défense évoquant un possible trouble ayant altéré le discernement de l’accusé au moment des faits.

L’accusation, elle, soutient que la préméditation ressort des éléments du dossier, soulignant la succession d’échanges conflictuels et la rancœur exprimée dans les jours précédant le passage à l’acte. Le procès touche désormais à son terme. Les jurés devront trancher entre la qualification des faits et l’éventuelle altération ou abolition du discernement. Le verdict est attendu ce vendredi, dans un climat chargé d’émotion.

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