Soupçonnée d’être impliquée dans plusieurs crimes…défendue par les internautes… pour sa beauté
À Séoul, une jeune femme d’une vingtaine d’années, identifiée sous le nom de Kim, est accusée d’avoir drogué trois hommes avec des boissons contenant des somnifères, provoquant la mort de deux d’entre eux.

Pourtant, l’affaire a pris une tournure inattendue : la suspecte connaît une soudaine popularité sur les réseaux sociaux. L’arrestation a eu lieu le 13 février dans le quartier de Gangbuk, à Séoul. Selon le Korea Times, les faits remonteraient au mois de décembre.
La jeune femme aurait d’abord administré à son petit ami des somnifères à base de benzodiazépines, provoquant chez lui une paralysie temporaire de plusieurs heures. Elle aurait présenté cet acte comme une « expérience » destinée à tester les effets du médicament.
Quelques semaines plus tard, elle aurait attiré un homme rencontré par messagerie dans un motel de Gangbuk, lui proposant une prétendue « boisson anti gueule de bois ». Le breuvage, enrichi en substances sédatives, lui aurait été fatal.
Une troisième victime début février
Alors qu’elle était déjà sous surveillance policière, Kim aurait réitéré début février dans le même établissement, causant la mort d’un second homme selon les autorités.
Inculpée le 19 février pour meurtre, coups et blessures volontaires et infraction à la législation sur les stupéfiants, la suspecte a été placée en détention provisoire. La police évoque un possible profil de tueuse en série et indique avoir retrouvé d’autres substances illicites à son domicile.
Les enquêteurs tentent désormais de déterminer si d’autres victimes potentielles pourraient être liées à l’affaire.
Une popularité déroutante en ligne

Malgré la gravité des accusations, l’affaire a suscité un phénomène troublant. D’après le The Korea Herald, la publication d’une photo de la suspecte et l’identification de son compte Instagram ont déclenché un afflux massif d’abonnés.
En quelques jours, son profil serait passé de quelques centaines à près de 10 000 abonnés. Sous ses publications, certains internautes expriment leur admiration ou mettent en doute sa culpabilité, estimant qu’elle « n’a pas le profil » d’une meurtrière.
Le phénomène de l’hybristophilie
Des experts cités dans la presse coréenne évoquent le concept d’hybristophilie : une attirance envers des individus auteurs de crimes violents. Shin Sung-man, professeur de psychologie à l’université mondiale de Handong, explique que certaines personnes peuvent être fascinées par le sentiment de pouvoir ou de transgression associé aux criminels.






