Sophie Davant évacuée en pleine nuit du Cap Ferret avec William Leymergie, elle raconte son calvaire : “On a mis 2h45 pour faire 10 kilomètres”
Présente au Cap-Ferret avec William Leymergie lorsque l’incendie s’est dangereusement rapproché de la presqu’île, Sophie Davant a dû quitter les lieux en pleine nuit.

Une évacuation éprouvante pour l’animatrice, profondément attachée à cette région où elle a passé une partie de son enfance. Après avoir séjourné quelques jours à Deauville, en Normandie, avec sa fille Valentine Sled, Sophie Davant avait rejoint la Gironde en compagnie de William Leymergie. Le couple se trouvait au Cap-Ferret lorsque la progression de l’incendie a conduit les autorités à ordonner l’évacuation de la presqu’île.
Face à l’évolution de la situation, plusieurs centaines de personnes ont dû quitter précipitamment le secteur. Plus de 400 évacués ont notamment été transportés par navettes maritimes en direction de la jetée d’Arcachon.
Sophie Davant et William Leymergie avaient initialement envisagé de partir dès la soirée. Le feu leur paraissant encore suffisamment éloigné, ils avaient finalement décidé d’attendre, avant que la situation ne change radicalement au cours de la nuit.
Dans un témoignage accordé au Parisien, l’animatrice a raconté avoir finalement dû prendre la route vers 4h30 du matin après avoir reçu l’ordre officiel de quitter les lieux.
Près de trois heures nécessaires pour parcourir seulement dix kilomètres

L’évacuation s’est révélée particulièrement difficile en raison du nombre considérable de personnes contraintes de partir simultanément. Sophie Davant affirme avoir mis environ deux heures et quarante-cinq minutes pour parcourir une dizaine de kilomètres en voiture.
La configuration géographique du Cap-Ferret a considérablement compliqué la circulation. Une seule route permet en effet de quitter la presqu’île par voie terrestre, provoquant d’importants ralentissements lorsque l’ordre d’évacuation a été transmis à l’ensemble des personnes présentes.
Tout au long du trajet, Sophie Davant et William Leymergie ont croisé de nombreux sapeurs-pompiers mobilisés pour lutter contre les flammes et sécuriser les secteurs traversés.
L’animatrice décrit également le passage dans une zone recouverte d’une atmosphère grisâtre et de fumées particulièrement difficiles à supporter, donnant à leur départ une dimension encore plus impressionnante.
Après avoir envisagé de rejoindre la Normandie, où Sophie Davant possède une maison, le couple a finalement trouvé une solution plus proche.
Le couple trouve refuge chez un ami à Arcachon

Sophie Davant et William Leymergie ont finalement été accueillis chez un ami installé à Arcachon, de l’autre côté du bassin.
Depuis ce lieu relativement préservé, le contraste était saisissant. Alors que le ciel restait bleu du côté d’Arcachon, l’animatrice pouvait observer à distance d’importantes fumées recouvrant la presqu’île du Cap-Ferret.
Cette vision a particulièrement marqué Sophie Davant, qui entretient un lien personnel très fort avec cette partie de la Gironde. Elle a grandi à Arcachon et connaît intimement les paysages aujourd’hui menacés par les flammes.
L’incendie actuel ravive également le souvenir d’autres catastrophes auxquelles elle avait déjà assisté dans la région, notamment les gigantesques feux qui avaient frappé la Gironde en 2022.
À cette époque, elle se trouvait déjà dans le secteur lorsque les flammes avaient ravagé les environs de la dune du Pilat et détruit plusieurs zones boisées ainsi que des campings.
« C’est toute mon enfance qui vole en fumée »
Pour Sophie Davant, l’épisode actuel possède toutefois une dimension différente. Lors des incendies de 2022, elle avait observé le désastre à distance, tandis que cette fois-ci elle s’est retrouvée directement confrontée à l’évacuation et aux conséquences immédiates du feu.
Elle avait également témoigné, deux ans plus tard, de l’état des paysages touchés par les précédents incendies, montrant notamment des secteurs où les traces laissées par les flammes restaient encore visibles.
Aujourd’hui, son inquiétude se porte autant sur les habitations menacées que sur l’immense patrimoine naturel de la région. Les maisons potentiellement exposées et surtout la forêt de pins occupent une place particulière dans ses souvenirs personnels.






