Sète pleure Cyane, la jeune serveuse qui a péri dans l’incendie de Crans-Montana
L’espoir s’est éteint au fil des heures, laissant place à une certitude dévastatrice. À Crans-Montana, l’incendie du réveillon a de nouveau frappé une famille française.

À 24 ans, Cyane, originaire de Sète, figure désormais parmi les victimes identifiées de ce drame qui endeuille la station suisse et bouleverse des proches plongés dans l’attente puis la stupeur.
L’angoisse a pris fin dans la douleur. Cyane, jeune Sétoise de 24 ans, a été formellement identifiée parmi les victimes de l’incendie du bar « Le Constellation », survenu dans la nuit du Nouvel An à Crans-Montana. Dimanche 4 janvier, les autorités françaises ont confirmé un nouveau bilan communiqué par le Quai d’Orsay : neuf décès et vingt-trois blessés. Toutes les familles concernées ont désormais été informées, mettant un terme à plusieurs jours d’attente insoutenable.
Le silence d’une mère face à l’attente

Contactée quelques jours plus tôt, la mère de Cyane avait choisi de se taire, refusant toute prise de parole publique tant que l’identification n’était pas achevée et que la mort de sa fille n’était pas officiellement reconnue. Un silence dicté par l’espoir, aussi fragile soit-il, et par la nécessité de s’accrocher à la moindre incertitude. Comme d’autres familles, elle vivait suspendue aux annonces officielles, redoutant chaque mise à jour du bilan.
Une course contre l’angoisse à Crans-Montana
Dès l’instant où elle a appris que Cyane se trouvait dans l’établissement au moment du drame, sa mère s’est rendue sur place, dans la station alpine. Rongée par l’inquiétude, elle a multiplié les démarches pour faciliter l’identification de sa fille : prélèvements ADN, description précise de tatouages, échanges avec les autorités locales. Autant d’actes administratifs devenus, en quelques heures, les seuls leviers face à l’attente et à l’impuissance.
Un drame humain derrière les chiffres

Au-delà des bilans et des communiqués, la disparition de Cyane rappelle la dimension profondément humaine de cette tragédie. Jeune, venue célébrer le passage à la nouvelle année, elle rejoint une liste de victimes dont les noms émergent au compte-gouttes, chacun portant son lot d’histoires brisées et de familles endeuillées. À Crans-Montana, le réveillon restera à jamais associé à ces vies fauchées et à ces proches plongés dans un deuil brutal.






