Sarah Knafo accusée de plagier la campagne électorale Mamdani
La bataille pour l’Hôtel de Ville de Paris s’annonce déjà tendue. À peine déclarée, la candidature de Sarah Knafo aux municipales de mars 2026 se retrouve au cœur d’une polémique inattendue.

En cause : une stratégie de communication jugée trop inspirée d’une campagne étrangère, déclenchant accusations de plagiat et vives réactions politiques. Officialisée le 7 janvier, la candidature de Sarah Knafo à la mairie de Paris s’est accompagnée d’un discours centré sur des thèmes classiques de la droite radicale : sécurité renforcée, propreté de l’espace public et baisse de la pression fiscale. Un programme volontairement lisible, pensé pour séduire un électorat urbain lassé des promesses jugées inefficaces des majorités précédentes. Mais ce sont surtout les choix esthétiques de sa campagne qui ont rapidement capté l’attention, bien au-delà du fond politique.
Une identité visuelle qui interpelle les internautes
Affiches aux couleurs vives, typographies manuscrites, vidéos dynamiques diffusées sur les réseaux sociaux : la communication de la candidate semble clairement calibrée pour toucher un public jeune et connecté. Cette volonté de modernité assumée a toutefois suscité des interrogations presque immédiates. De nombreux internautes ont cru reconnaître des codes graphiques déjà vus ailleurs, soulevant la question de l’originalité réelle de cette mise en scène politique.
Des similitudes troublantes avec la campagne de Zohran Mamdani
Les comparaisons se sont rapidement focalisées sur la campagne menée à New York par Zohran Mamdani. Palette chromatique éclatante, formats d’affiches similaires, vidéos tournées dans les transports en commun : les ressemblances visuelles sont jugées frappantes par une partie des observateurs. Pour beaucoup, l’inspiration dépasse le simple clin d’œil et s’apparente à une reprise directe de codes graphiques identifiés.
Une polémique amplifiée sur les réseaux sociaux

C’est principalement sur X que la controverse a pris de l’ampleur. Élues, militants et internautes de gauche ont dénoncé ce qu’ils perçoivent comme un manque d’authenticité, voire une contradiction idéologique. Comment reprendre l’esthétique d’un responsable politique étranger défendant des positions opposées ? Cette question revient en boucle dans les critiques adressées à la candidate parisienne.
La réaction remarquée de Rima Hassan
Parmi les prises de position les plus relayées figure celle de la députée européenne Rima Hassan. En réaction à une vidéo de campagne tournée dans les transports en commun, elle a ironisé sur X : « Les fachos n’aiment pas Mamdani mais ils adorent sa DA ». Une formule cinglante qui résume, pour ses soutiens, le malaise suscité par cette stratégie de communication.
Accusations de plagiat et critiques virulentes

D’autres internautes vont plus loin, parlant ouvertement de plagiat et de malhonnêteté politique. Certains dénoncent une campagne « copiée de A à Z », citant à la fois les rencontres citoyennes mises en scène, le ton volontairement décalé et les codes graphiques. Ces attaques visent autant la forme que le fond, soulignant ce que les détracteurs considèrent comme un vide programmatique masqué par une esthétique travaillée.
Une polémique qui dépasse les frontières
La controverse a même pris une dimension internationale. Une utilisatrice anglophone a publiquement interpellé Zohran Mamdani, suggérant une action en justice pour vol de design, rappelant que l’identité visuelle de sa campagne avait été soigneusement conçue. Un emballement révélateur de l’ère numérique, où les stratégies politiques circulent, se comparent et se jugent désormais à l’échelle mondiale.






