« Rafales à 110 km/h, fortes pluies, vagues hautes… » La tempête « Ingrid » s’approche des côtes françaises
À peine la tempête Harry dissipée que les regards se tournent déjà vers une nouvelle menace venue de l’Atlantique.

Baptisée Ingrid, cette dépression pourrait évoluer en véritable « bombe météo ». Les prévisions annoncent des vents violents et une mer particulièrement dangereuse, notamment sur les côtes bretonnes.
Alors que la France sort à peine des effets de la tempête Harry, une autre dépression atlantique prend forme. Les services météorologiques portugais l’ont officiellement nommée Ingrid ce mercredi 21 janvier 2026, signe d’un phénomène suivi de près à l’échelle européenne. Cette succession rapide d’épisodes venteux illustre une activité atmosphérique particulièrement intense sur le front atlantique.
Une « bombe météo » en formation au large

Selon le météorologue Yann Amice, fondateur de Weather’n’co, cette dépression présente une dynamique qualifiée d’« explosive ou quasi explosive ». Les modèles prévoient une chute de pression pouvant atteindre 24 hectopascals en seulement 12 heures, un critère typique de ce que les spécialistes appellent une « bombe météorologique », synonyme d’intensification rapide et de conditions potentiellement violentes.
Les conséquences les plus spectaculaires pourraient se produire en mer. Des vagues de 12 à 13 mètres sont annoncées au large, avec des creux de 8 à 9 mètres le long des côtes bretonnes. Yann Amice prévient que la côte sud de la Bretagne pourrait être particulièrement exposée, avec des conditions maritimes susceptibles de provoquer des dégâts importants.
Le pic de l’épisode attendu vendredi après-midi

La dépression devrait se creuser dans la nuit de jeudi à vendredi. Les vents les plus forts sont attendus entre la mi-journée et le début de soirée vendredi, en particulier sur la pointe bretonne. Les caps et zones littorales les plus exposées pourraient enregistrer des rafales comprises entre 120 et 130 km/h, selon les dernières simulations météorologiques.
Les spécialistes évoquent un « signal de cyclogenèse », traduisant la formation rapide d’un système dépressionnaire puissant. Ce type de configuration favorise non seulement le vent, mais aussi de fortes pluies et parfois des épisodes neigeux à l’intérieur des terres, en fonction de l’évolution des masses d’air.






