Pompiers volontaires, 3 trimestres de retraite en plus dès juillet 2026, ce que vous devez vérifier maintenant
Un décret publié début 2026 modifie discrètement mais concrètement les règles de calcul des retraites pour une catégorie bien particulière de Français.

Les sapeurs-pompiers volontaires pourront désormais bénéficier de trimestres supplémentaires. Une reconnaissance attendue pour ces citoyens engagés, dont les interventions rythment souvent le quotidien.
La question des retraites reste au centre des préoccupations sociales et politiques. Dans ce contexte, un décret publié le 20 janvier 2026 introduit une évolution importante pour les sapeurs-pompiers volontaires. Le texte permet désormais de valider jusqu’à trois trimestres supplémentaires pour la retraite, un avantage non négligeable dans un système où chaque trimestre compte pour atteindre le taux plein.
Cette mesure concerne les volontaires qui exercent parallèlement une activité professionnelle principale. Leur engagement dans les services d’incendie et de secours pourra désormais être pris en compte dans le calcul de leur pension.
Un barème basé sur la durée d’engagement

Le dispositif repose sur un barème simple fondé sur le nombre d’années de service. Selon les règles détaillées par le décret, dix années d’engagement permettent de valider un trimestre supplémentaire, vingt ans donnent droit à deux trimestres, et vingt-cinq ans à trois.
Autre point important : ces années n’ont pas besoin d’être continues. Un pompier volontaire ayant interrompu son activité pour raisons professionnelles ou familiales pourra faire valoir l’ensemble de ses périodes d’engagement. Il devra toutefois fournir un état de service délivré par le dernier Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) dans lequel il a exercé.
Un rôle essentiel dans les territoires
Cette reconnaissance intervient alors que les sapeurs-pompiers volontaires constituent l’épine dorsale du système de secours en France. Ils représentent près de 80 % des effectifs engagés sur le terrain, notamment dans les zones rurales où leur présence est indispensable.
Entre interventions d’urgence, gardes et formations, ces citoyens concilient souvent leur métier, leur vie familiale et leur engagement au service de la collectivité. La validation de trimestres supplémentaires vise ainsi à valoriser cet investissement sur le long terme.
Une mesure applicable à tous les régimes de retraite
L’une des particularités du décret réside dans son application universelle. Les trimestres supplémentaires seront pris en compte quel que soit le régime de retraite auquel appartient le volontaire. Cette harmonisation permet d’éviter que certaines périodes d’engagement soient ignorées à cause de la complexité administrative des différents systèmes.

Le texte modifie ainsi plusieurs cadres juridiques, notamment le code de la sécurité sociale et d’autres régimes spécifiques, afin d’intégrer pleinement les années de volontariat dans le calcul des pensions.
Des changements aussi pour les pompiers professionnels
Le décret prévoit également une évolution pour les sapeurs-pompiers professionnels. Jusqu’à présent, la prime de feu — versée en raison des risques liés aux interventions — faisait l’objet d’une cotisation retraite plus élevée. Cette surcotisation est désormais supprimée, ce qui devrait entraîner une augmentation du salaire net pour les professionnels concernés.
Le taux de retenue appliqué à cette prime est désormais aligné sur celui du régime classique, simplifiant ainsi le dispositif. Un élément de calendrier reste crucial pour les volontaires concernés. La validation des trimestres supplémentaires entrera en vigueur à partir du 1ᵉʳ juillet 2026. Les départs à la retraite intervenant avant cette date ne permettront donc pas de bénéficier de ce bonus.






