Municipales à Nice, cette phrase de Bruno Retailleau fait polémique : “Quelle indignité !”
À quelques jours du second tour, la campagne niçoise s’envenime. Entre appels au rassemblement, divisions internes et prises de position tranchées, les équilibres politiques vacillent.

Le refus de soutien de Bruno Retailleau à Christian Estrosi cristallise désormais les tensions au sein de la droite. Invité sur BFMTV-RMC, Bruno Retailleau a surpris en refusant de soutenir Christian Estrosi pour le second tour. Une décision lourde de sens, alors que la tradition politique voudrait un rassemblement derrière le candidat le mieux placé.
L’ancien ministre a justifié sa position en dénonçant une campagne qu’il juge « délétère », affirmant ne se reconnaître dans aucune des stratégies actuellement à l’œuvre. Un positionnement qui rompt avec les logiques partisanes habituelles.
Une critique frontale de la stratégie d’Estrosi
Au cœur de cette prise de distance, la stratégie du maire sortant. Bruno Retailleau reproche à Christian Estrosi ses appels à un rassemblement élargi incluant la gauche, qu’il associe à une dérive politique qu’il refuse d’endosser.
Après un premier tour marqué par la nette avance d’Éric Ciotti, Christian Estrosi a en effet multiplié les appels à l’union pour tenter d’inverser la dynamique. Une stratégie qui divise jusque dans son propre camp.

Des réactions immédiates au sein de la droite
La déclaration de Bruno Retailleau n’a pas tardé à provoquer des remous. Xavier Bertrand a vivement réagi, estimant que ce refus équivalait à un soutien implicite à Éric Ciotti. Une critique directe qui illustre les fractures internes au sein de la droite républicaine.
Selon lui, ne pas soutenir clairement Christian Estrosi revient à affaiblir le camp face à un adversaire désormais en position de force.
Gabriel Attal appelle à une clarification politique
L’intervention de Gabriel Attal a également marqué les esprits. Il a dénoncé une perte de repères politiques, appelant à une clarification des lignes entre les différents camps.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il a insisté sur la nécessité de préserver des principes clairs, notamment face à la montée de l’extrême droite, et salué les candidats qui refusent certains rapprochements jugés contraires à leurs convictions.

Une droite fracturée à l’approche du second tour
Au-delà des déclarations individuelles, cet épisode met en lumière une réalité plus large. La droite apparaît profondément divisée, entre stratégie de rassemblement large et refus de toute alliance jugée incompatible.
À Nice, cette fracture pourrait peser lourd dans l’issue du scrutin, alors que chaque voix devient décisive dans un contexte de forte concurrence.
La situation niçoise illustre parfaitement la tension qui règne dans cette campagne municipale. Entre calculs politiques, divergences idéologiques et pressions médiatiques, les lignes bougent rapidement et les positions se durcissent.






