Menaces et injures en ligne : Alice Cordier annonce porter plainte contre plusieurs responsables de LFI
La polémique enfle sur les réseaux sociaux et dans la sphère politique.

Alice Cordier, fondatrice du collectif Némésis, se retrouve au cœur d’une controverse après la diffusion d’une photo ancienne qui lui vaut de graves accusations. Face aux critiques venues de la gauche radicale, la militante a choisi de riposter frontalement sur le terrain médiatique et judiciaire.
La tempête médiatique est née de la diffusion d’une image remontant à 2022, largement relayée sur les réseaux sociaux. Sur cette photographie, Alice Cordier, figure du collectif féministe identitaire Némésis, est accusée par plusieurs responsables politiques de gauche d’avoir effectué un geste assimilé par certains à un salut nazi, ce qui a immédiatement déclenché une vague d’indignation.
Plusieurs membres de La France insoumise ont alors décidé de saisir la justice. En s’appuyant sur l’article 40 du code de procédure pénale, ils ont transmis un signalement à la procureure de la République, estimant que le geste pourrait relever de l’apologie de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité. Cette initiative s’inscrit dans une volonté affichée par certains élus de combattre ce qu’ils considèrent comme une banalisation des symboles liés à l’idéologie fasciste.
Sur les réseaux sociaux, l’eurodéputée LFI Emma Fourreau a réagi vivement. Dans un message publié sur la plateforme X, elle a affirmé que l’impunité dont bénéficieraient, selon elle, certains groupes radicaux devait cesser, assurant que son mouvement resterait vigilant face à ce type d’actions.
La défense d’Alice Cordier face aux accusations

Face à ces accusations particulièrement lourdes, Alice Cordier a rapidement pris la parole pour contester toute interprétation politique de ce geste. Selon elle, la photographie incriminée ne représenterait en aucun cas un symbole d’extrême droite. Elle explique avoir simplement reproduit un signe associé au groupe de rap « L’uZine », sans connotation idéologique, rejetant catégoriquement les accusations formulées à son encontre.
La militante a également choisi de retourner l’argument contre ses détracteurs. Elle a interpellé publiquement le député LFI Thomas Portes, lui demandant s’il comptait dénoncer de la même manière un geste similaire effectué par la footballeuse du Toulouse FC Louna Lapassouse. La joueuse a en effet l’habitude de célébrer certains de ses buts par un mouvement comparable.
Cette comparaison a suscité une réaction immédiate du club toulousain. Dans un communiqué, le Toulouse FC a dénoncé une récupération jugée « honteuse » de l’image de la joueuse, estimant que son geste sportif ne devait pas être instrumentalisé dans une polémique politique.
Une bataille judiciaire annoncée
Loin d’apaiser les tensions, la controverse s’est rapidement transformée en affrontement juridique. Alice Cordier affirme avoir décidé de répondre par la voie judiciaire aux attaques dont elle estime être victime. Dans un message publié en ligne, elle a indiqué que son avocat avait déjà engagé plusieurs procédures.
Selon ses déclarations, des dizaines de plaintes auraient été déposées, notamment pour injures publiques, diffamation et incitation à la violence. Parmi les personnalités visées figureraient plusieurs responsables de La France insoumise, dont Jean-Luc Mélenchon, Thomas Portes, Paul Vannier ou encore Emma Fourreau.

La militante a accompagné cette annonce d’un message offensif, laissant entendre que ces procédures pourraient se retourner financièrement contre ses adversaires politiques. Elle affirme ainsi qu’elle ne se laissera pas intimider par ce qu’elle décrit comme une campagne de harcèlement orchestrée par certains responsables politiques.
Une polémique alimentée par un climat politique explosif
Au-delà de la controverse sur la photographie elle-même, l’affaire s’inscrit dans un climat de tension déjà très fort entre certains mouvements militants et les formations politiques de gauche radicale. Alice Cordier a d’ailleurs évoqué un épisode tragique pour justifier la fermeté de sa réponse.
La fondatrice de Némésis a fait référence à la mort de Quentin Deranque, un militant décédé après un passage à tabac attribué à des individus proches de mouvances d’ultra-gauche. Dans ses déclarations, elle accuse indirectement certains milieux militants d’être liés à cette violence, une affirmation qui nourrit encore davantage la polarisation autour de l’affaire.
Cette escalade verbale illustre la radicalisation du débat public autour des mouvements identitaires et antifascistes. Les accusations, les signalements judiciaires et les procédures annoncées témoignent d’un climat politique particulièrement tendu, où chaque camp semble déterminé à porter l’affrontement sur le terrain judiciaire et médiatique.






