Matignon justifie le maintien temporaire de certains avantages accordés à l’ancienne Première ministre Édith Cresson
La situation d’Édith Cresson a suscité de nombreuses réactions après des révélations concernant le maintien temporaire de certains moyens accordés par l’État.

Alors qu’une réforme a mis fin à plusieurs avantages dont bénéficiaient les anciens Premiers ministres, Matignon explique avoir accordé des délais exceptionnels pour des motifs sanitaires et humains.
Le 17 juillet, Mediapart a révélé qu’Édith Cresson bénéficiait toujours d’un véhicule avec chauffeur mis à disposition par l’État, plusieurs mois après l’entrée en vigueur d’une réforme supprimant certains avantages accordés aux anciens chefs de gouvernement.
Première ministre de François Mitterrand entre 1991 et 1992, Édith Cresson fait partie des personnalités concernées par les nouvelles règles entrées en application au début de l’année 2026.
Face aux interrogations suscitées par sa situation, Matignon a apporté des précisions sur les raisons de ce maintien temporaire.
Matignon évoque des raisons sanitaires et humaines

Selon les informations communiquées à BFMTV, six dispositifs comprenant véhicule et conducteur ont été supprimés au 1er janvier 2026, tandis que deux autres doivent prendre fin au 1er août.
Le gouvernement explique ce décalage par la nécessité de tenir compte de « situations sanitaires et humaines particulières ». Édith Cresson aurait ainsi bénéficié de quelques mois supplémentaires pour pouvoir organiser autrement ses déplacements.
Lionel Jospin, ancien Premier ministre de 1997 à 2002 et décédé en mars 2026, avait également été concerné par cette dérogation. Matignon indique qu’un délai supplémentaire avait été accordé en raison de l’état de santé des personnalités concernées.

Une réforme entrée en vigueur en janvier 2026
La suppression de ces avantages découle d’un décret signé en septembre 2025, avec une entrée en vigueur fixée au 1er janvier 2026.
L’objectif affiché était de mettre un terme au caractère automatique et permanent de certains moyens accordés aux anciens Premiers ministres, notamment dans un contexte de maîtrise des dépenses publiques.
Édith Cresson avait elle-même abordé le sujet en janvier 2025. Elle indiquait alors ne pas être opposée à la suppression de sa protection policière, tout en soulignant l’importance de disposer d’un chauffeur compte tenu de sa situation personnelle.
Certaines protections maintenues pour des raisons de sécurité
La réforme concerne également les dispositifs de protection rapprochée. Depuis son entrée en vigueur, sept protections accordées à d’anciens Premiers ministres ont été supprimées, tandis que cinq ont été maintenues après une évaluation individuelle des risques.
Des changements similaires ont concerné d’anciens ministres de l’Intérieur. Six personnalités ont perdu leur protection au cours du premier trimestre 2026,






