Macron accusé d’être « intervenu » pour « aider au retrait de Knafo » à Paris
À l’approche d’un scrutin décisif à Paris, les tensions politiques s’intensifient et les accusations se multiplient.

Dans un climat déjà électrique, une déclaration vient raviver les lignes de fracture entre majorité présidentielle et opposition. Au cœur de la polémique, une supposée intervention de l’Élysée dans la stratégie électorale de la droite.
La campagne municipale parisienne prend un tournant explosif avec les déclarations d’Emmanuel Grégoire. Le candidat socialiste accuse directement le président de la République, Emmanuel Macron, d’être intervenu personnellement dans la course à la mairie de Paris.
Selon lui, cette intervention aurait eu pour objectif d’influencer l’équilibre politique en présence, en favorisant un retrait stratégique du camp de l’extrême droite. Emmanuel Grégoire affirme ainsi que le chef de l’État aurait œuvré pour “faire en sorte que l’extrême droite se retire”, évoquant explicitement le cas de Sarah Knafo.

Une accusation particulièrement grave, qui sous-entend une implication directe du pouvoir exécutif dans une compétition électorale locale. De telles allégations, si elles étaient avérées, poseraient la question du respect des règles démocratiques et de la neutralité de l’État dans les processus électoraux.
Le cas Sarah Knafo au cœur de la controverse
Au centre de cette affaire, le nom de Sarah Knafo cristallise les tensions. Emmanuel Grégoire soutient que l’Élysée aurait contribué à organiser son retrait de la course municipale, dans le but de redistribuer les cartes politiques au bénéfice d’une autre candidate.
Dans son analyse, ce retrait aurait indirectement favorisé Rachida Dati, renforçant ainsi ses chances dans la bataille pour l’Hôtel de Ville. Une stratégie qui, selon lui, relèverait d’un calcul politique visant à contenir certaines forces tout en en renforçant d’autres.
Cette lecture des événements alimente les soupçons d’arrangements en coulisses, dans un contexte où chaque mouvement de candidat est scruté et interprété comme un levier stratégique.

Une “faute morale majeure” dénoncée publiquement
Invité sur franceinfo, Emmanuel Grégoire n’a pas mâché ses mots. Il a dénoncé ce qu’il considère comme une dérive grave du pouvoir, qualifiant l’attitude supposée du président de “faute morale majeure”.
Pour le candidat socialiste, ces pratiques témoigneraient d’une logique où “tout est bon pour gagner”, quitte à brouiller les frontières entre stratégie politique et intervention institutionnelle. Ce discours vise à alerter sur ce qu’il perçoit comme une atteinte aux principes fondamentaux de la démocratie.






