Les tickets-restaurants, c’est fini : à partir de cette date, vous ne pourrez plus les utiliser
Chaque année, des milliers de salariés laissent filer une partie de leur budget repas sans même s’en rendre compte.

La date limite approche et, avec elle, le risque de voir disparaître des crédits accumulés au fil des mois. Un simple oubli peut coûter cher. Les titres-restaurant émis en 2025 ne sont pas valables indéfiniment. Ils peuvent être utilisés jusqu’au 28 février 2026, soit l’année civile d’émission complétée par deux mois supplémentaires à compter du 1er janvier suivant. Après cette échéance, les montants encore disponibles sur les cartes ou applications sont automatiquement désactivés.
Restaurants, grandes surfaces alimentaires et certaines enseignes spécialisées acceptent ces titres, ce qui rend d’autant plus regrettable leur non-utilisation. Pourtant, chaque année, une partie des crédits reste inutilisée faute d’anticipation.
Des millions d’euros non consommés

Les émetteurs comme Edenred ou Sodexo appliquent les mêmes règles pour leurs supports dématérialisés. Une fois la date passée, les crédits expirent sans intervention possible immédiate. En 2024, près de 15 millions d’euros n’avaient pas été consommés dans les temps.
À l’échelle nationale, ce montant reste marginal au regard des volumes distribués, mais pour chaque salarié concerné, la perte peut représenter plusieurs dizaines, voire centaines d’euros. Dans un contexte de pression sur le pouvoir d’achat, ce détail administratif peut peser lourd.
Un mécanisme de report encadré
L’expiration ne signifie pas toujours disparition définitive. Pour les cartes et applications, les montants non dépensés sont généralement transférés automatiquement vers le solde de l’année suivante, souvent à la mi-mars.
Si ce report ne s’effectue pas, le salarié dispose d’un délai, en principe jusqu’au 15 mars, pour effectuer une demande auprès de son employeur ou directement via l’interface de l’émetteur. Ce dispositif s’inscrit dans un cadre réglementé, sachant que l’employeur finance en moyenne entre 50 % et 60 % de la valeur faciale des titres.
Le cas particulier des titres papier

La règle est plus stricte pour les formats papier. Une fois la validité dépassée, le salarié ne dispose que de 15 jours pour solliciter un échange contre des titres valables pour l’année en cours. Passé ce délai, aucune récupération n’est possible.
Les montants non réclamés sont alors restitués aux employeurs. Ce mécanisme explique pourquoi, malgré les sommes évoquées chaque année, la proportion globale de titres réellement perdus demeure relativement faible. Au-delà des chiffres, l’enjeu est individuel. Vérifier régulièrement son solde, anticiper ses achats alimentaires ou planifier ses dépenses permet d’éviter une perte sèche. Les titres-restaurant restent un avantage salarial précieux, mais leur efficacité dépend d’une gestion attentive.






