« Les femmes pètent » : Léa Salamé se lâche sur France Inter en pleine interview avec Noémie Merlant
Dans une récente interview sur France Inter avec Léa Salamé, Noémie Merlant a discuté de son nouveau film, « Les femmes au balcon », qui sortira le 11 décembre.
Ce film cherche à déconstruire les stéréotypes féminins à travers des personnages réalistes et une approche crue de la féminité, en mettant en lumière des aspects souvent négligés de la vie des femmes.
Noémie Merlant utilise son film pour contester les images polies et stéréotypées des femmes dans les médias.
Elle a expliqué comment un de ses personnages, inspiré de Maryline Monroe, rompt avec l’image glamour traditionnelle:
« Elle est un petit peu vulgaire oui, parce que Maryline pète dans le film. Elle est donc vivante et pas juste une image en papier glacé, » a-t-elle confié.
Cette approche non conventionnelle souligne son désir de présenter les femmes de manière plus authentique et humaine.
Un écho à la réalité des femmes
La conversation a pris un tournant léger et affirmatif lorsque Léa Salamé a remarqué en direct:
« Eh oui, parce que les femmes pètent. C’est ainsi. » Cette remarque, bien que humoristique, appuie l’idée que les femmes ont des facettes multiples et réelles, souvent ignorées ou glamourisées à l’excès dans les médias traditionnels.
Un film cathartique et personnel
Noémie Merlant a également partagé les motivations personnelles derrière la réalisation de son film, mentionnant ses propres expériences de viol conjugal et de violences.
« J’avais besoin de passer par ce truc-là, de la libérer avec ses copines,” a-t-elle dit, soulignant le potentiel cathartique et conscientisant du film.
Elle espère que son œuvre encouragera la représentation des expériences difficiles des femmes et sensibilisera davantage le public à ces réalités souvent tues.
Vulgarité et égalité de genre
Dans son film, Merlant aborde également la double norme concernant la vulgarité entre les sexes.
« La vulgarité est beaucoup plus souvent attribuée aux hommes et acceptée pour les hommes. Chez les femmes, c’est toujours plus compliqué d’accepter cette vulgarité, » a-t-elle expliqué.
Elle cherche à normaliser les comportements humains universels chez les femmes, en les détachant des attentes sociétales restrictives.