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Les dernières images des caméras de vidéo-surveillance avant l’incendie de Crans-Montana

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À mesure que l’enquête progresse, de nouveaux éléments viennent assombrir le tableau du drame survenu à Crans-Montana.

Des images de vidéo-surveillance, figées quelques minutes avant l’incendie meurtrier, soulèvent de lourdes interrogations. Blocage technique, sorties de secours obstruées : ces documents jettent une lumière troublante sur les instants précédant la catastrophe.

Lors de sa première audition, le 1er janvier, Jacques Moretti a remis aux enquêteurs des extraits de la vidéo-surveillance du bar Le Constellation, ravagé par les flammes dans la nuit du Nouvel An. Ces images, récupérées ultérieurement par BFMTV, apparaissent bloquées à 1h23, soit quelques minutes seulement avant le déclenchement de l’incendie.

Une soirée encore animée quelques minutes avant l’alerte

Sur les captures issues de la caméra principale, l’ambiance semble pourtant ordinaire. Tables dressées, bouteilles alignées, jeunes clients dansant : la fête bat son plein au sous-sol du bar, sans signe apparent de panique. À 1h28, soit cinq minutes plus tard, Jessica Moretti alerte les secours. L’incendie s’est déclaré dans le sous-sol. Cette nuit-là, à Crans-Montana, le bilan humain sera effroyable : quarante morts et des centaines de blessés.

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Une première audition sans mise en cause immédiate

Entendu dès le lendemain du drame, Jacques Moretti n’est alors pas visé par une enquête judiciaire. Il affirme que l’établissement était équipé de quatorze caméras de vidéo-surveillance, dont sept installées au sous-sol. Il fournit spontanément les images en sa possession, précisant toutefois qu’il n’a pas réussi à accéder à l’intégralité des enregistrements.

Un système de surveillance décrit comme “bloqué”

Devant les enquêteurs, le co-gérant explique avoir tenté de consulter les vidéos via son téléphone portable. Il n’obtient que des instantanés horodatés à 1h23, moment où, selon ses déclarations, le système aurait cessé de fonctionner. Impossible, affirme-t-il, de remonter le fil des événements au-delà de cette minute fatidique. Il évoque également la possibilité d’un stockage externe, potentiellement sur un cloud géré par la société prestataire.

Des images partielles mais lourdes de sens

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Les séquences exploitables restent difficiles à interpréter. Au rez-de-chaussée, la fréquentation semble modérée. En revanche, le sous-sol apparaît bondé, confirmant la présence massive de clients au moment du drame. Sur l’une des captures, la caméra 7 montre clairement Théo, le DJ, qui périra dans l’incendie, renforçant la dimension tragique de ces images figées dans le temps.

Une sortie de secours obstruée par une chaise

L’élément le plus troublant concerne la caméra 9. Elle filme un couloir apparemment vide, sur la droite duquel se situe la seconde sortie de secours du sous-sol. Une chaise est clairement visible, placée juste devant cette issue, comme l’ont confirmé plusieurs anciens salariés. Cette configuration laisse craindre que des personnes aient tenté de fuir par cet accès, se heurtant à un obstacle inattendu au moment critique.

Des questions qui s’accumulent pour l’enquête

Ces images soulèvent désormais de nombreuses interrogations : pourquoi le système de vidéo-surveillance s’est-il bloqué à un moment aussi crucial ? Qui a placé cette chaise devant une sortie de secours ? Autant de zones d’ombre qui alimentent la colère des parties civiles et renforcent la pression autour de l’instruction en cours.

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