L’épidémie de « diarrhées explosives » fait deux premiers morts
L’épidémie de cyclosporose qui touche actuellement les États-Unis franchit un nouveau cap. Les autorités sanitaires ont annoncé les premiers décès liés à cette infection parasitaire, tandis que plusieurs milliers de cas continuent d’être recensés dans une grande partie du pays.
Le département de la Santé et des Services sociaux du Michigan a confirmé le décès de deux personnes atteintes de cyclosporose. Cette annonce, publiée le 3 août, intervient alors que les États-Unis font face à une importante flambée de cette infection intestinale.
Les autorités précisent toutefois que les deux victimes souffraient déjà de graves pathologies préexistantes. Selon les services de santé, la cyclosporose et la déshydratation provoquée par la maladie auraient aggravé leur état de santé.
Généralement, la cyclosporose n’est pas considérée comme une maladie mortelle, mais elle peut entraîner de sévères complications chez les personnes les plus fragiles.
Des milliers de cas recensés dans presque tout le pays
Depuis le 1ᵉʳ mai, les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont enregistré 6 707 cas confirmés en laboratoire. Parmi eux, 423 patients ont dû être hospitalisés.
Les CDC indiquent également que plus de 11 500 cas supplémentaires sont actuellement considérés comme probables ou font encore l’objet d’investigations complémentaires.
Le Michigan demeure l’État le plus touché. Les autorités sanitaires locales y recensent 11 234 cas au 30 juillet, un chiffre qui inclut les cas confirmés ainsi que les cas probables, ce qui explique l’écart avec les statistiques nationales publiées par les CDC.
À ce jour, 47 États américains, le district de Columbia et la ville de New York signalent des infections liées à cette épidémie.
Un parasite transmis principalement par des aliments contaminés
La cyclosporose est provoquée par le parasite Cyclospora cayetanensis, qui infecte l’intestin humain. La contamination se produit principalement par voie dite « fécale-orale ».
Selon les spécialistes, la consommation de fruits ou de légumes irrigués avec une eau contaminée constitue le principal mode de transmission.
Les symptômes les plus fréquents comprennent des diarrhées importantes, des vomissements, des douleurs abdominales, des crampes ainsi qu’une déshydratation parfois sévère. En l’absence de traitement adapté, les manifestations peuvent persister pendant plusieurs semaines.
Une laitue importée mise en cause et des recommandations renforcées
Les investigations menées par les autorités américaines ont établi un lien entre une partie des contaminations et de la laitue provenant d’un fournisseur mexicain. Cette entreprise approvisionnait notamment plusieurs restaurants de la chaîne de restauration rapide Taco Bell.
À la suite de ces constatations, Taco Bell a retiré de ses établissements la laitue issue de ce fournisseur, tandis que ce dernier a engagé un rappel volontaire de ses produits.
Les CDC recommandent de laver soigneusement tous les fruits et légumes avant leur consommation, tout en rappelant que cette mesure ne garantit pas toujours l’élimination complète du parasite. Les autorités sanitaires soulignent que la cuisson des aliments à une température d’au moins 70 °C constitue la méthode la plus efficace pour réduire le risque de contamination.









