Léa Salamé accusée de verser 50 000 euros : la vidéo était une opération russe
Une campagne de désinformation d’une ampleur inédite vise Léa Salamé et Raphaël Glucksmann. Le couple se retrouve au cœur d’une opération attribuée à un réseau lié aux services de renseignement militaires russes, avec des contenus générés par intelligence artificielle destinés à diffuser de fausses accusations.
Léa Salamé et Raphaël Glucksmann figureraient parmi les principales cibles d’une opération de manipulation numérique. Selon les autorités françaises, cette campagne serait orchestrée par le groupe Storm-1516, un réseau présenté comme étant lié au GRU, le renseignement militaire russe.
L’objectif serait de diffuser de fausses informations afin de fragiliser la crédibilité du couple, en particulier celle de la journaliste, désormais à la tête du journal télévisé de 20 heures de France 2.
Une vidéo générée par IA diffuse de fausses accusations
Les auteurs présumés de cette opération auraient utilisé les outils de l’intelligence artificielle pour rendre leur mise en scène crédible. Une vidéo reprenant l’apparence graphique d’un média d’information français a circulé sur internet.
Dans cette séquence falsifiée, Léa Salamé est accusée, sans élément de preuve, d’avoir proposé des sommes d’argent à plusieurs médias afin d’obtenir une couverture médiatique favorable pour Raphaël Glucksmann dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027.
Les contenus diffusés s’appuient également sur une imitation artificielle de la voix d’un journaliste connu, utilisée pour donner davantage de crédibilité à ces affirmations mensongères.
Raphaël Glucksmann dénonce une opération de propagande
Le député européen a rapidement réagi en dénonçant ce qu’il considère comme une campagne de désinformation orchestrée depuis la Russie. Selon lui, ce type d’opération vise à semer la confusion dans l’opinion publique et à discréditer les personnalités critiques à l’égard du Kremlin.
Raphaël Glucksmann estime que ces attaques s’inscrivent dans une stratégie plus large destinée à diffuser le doute et à affaiblir les démocraties européennes, en utilisant notamment les possibilités offertes par l’intelligence artificielle.
Une journaliste déjà visée par de précédentes manipulations
Ce n’est pas la première fois que Léa Salamé est confrontée à ce type de procédé. Lors d’une précédente interview du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, des médias officiels russes avaient déjà diffusé une version altérée de l’échange.
Selon plusieurs observations, la traduction de certaines questions de la journaliste avait été modifiée, donnant l’impression qu’elle avait tenu des propos qu’elle n’avait jamais prononcés.









