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Le RN fait reculer le gouvernement sur la « taxe émeutes » à payer par les Français

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Dans le cadre des débats budgétaires pour 2026, un amendement porté par le Rassemblement national a rebattu les cartes.

En supprimant la surprime dite « émeutes », surnommée par ses opposants la « taxe Nahel », le parti entend imposer sa lecture politique du financement des violences urbaines, au risque de raviver un affrontement institutionnel majeur.

Le Rassemblement national est parvenu à faire adopter un amendement supprimant la surprime « émeutes », un mécanisme qui devait s’appliquer aux contrats d’assurance habitation. Cette disposition prévoyait une hausse de 2 à 2,5 % des primes, afin d’alimenter un fonds destiné à réparer les dégâts causés lors des violences urbaines. Pour le RN, cette mesure revenait à faire payer l’ensemble des assurés pour des actes commis par une minorité.

« Ce n’est pas aux Français de payer »

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Les élus RN ont dénoncé une mesure jugée profondément injuste. Selon eux, faire supporter le coût des émeutes aux contribuables via leur assurance équivalait à une double peine, frappant indistinctement ménages modestes et classes moyennes. Le parti martèle que la responsabilité financière doit incomber aux auteurs des dégradations, et non à la collectivité.

Le lourd héritage des émeutes de 2023

Le débat renvoie directement aux violences survenues après la mort de Nahel. Les émeutes qui ont suivi ont entraîné près de 793 millions d’euros de dégâts, un montant quatre fois supérieur à celui des violences urbaines de 2005. Ces chiffres ont servi d’argument central aux défenseurs de la surprime, qui y voyaient un moyen pérenne de financement face à l’explosion des coûts.

Nouvelle-Calédonie, un précédent encore plus coûteux

La question du financement des violences a été relancée par les événements de 2024 en Nouvelle-Calédonie. Les émeutes y ont provoqué environ 923 millions d’euros de destructions, un niveau inédit qui alimente les craintes d’une dérive budgétaire incontrôlée. Pour certains responsables, ces montants justifient la recherche de mécanismes assurantiels spécifiques ; pour d’autres, ils soulignent l’urgence d’une réponse pénale et politique plus ferme.

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Une victoire fragile face à l’exécutif

Si l’amendement du RN a été adopté en commission, rien n’est encore définitivement acquis. Le gouvernement conserve la possibilité de recourir à l’article Article 49.3 de la Constitution pour faire passer le budget sans vote. Une option qui raviverait les tensions parlementaires et pourrait transformer ce succès du RN en simple victoire d’étape.

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