Le corps retrouvé en Suisse est bien celui d’Aude Fagot, disparue depuis le 31 mai
Plus de trois mois après la disparition inquiétante d’Aude Fagot, infirmière de 44 ans domiciliée dans le Doubs, une découverte effectuée par des promeneurs dans une zone boisée en Suisse a fait prendre un nouveau tournant à l’enquête. Des analyses ont depuis permis aux autorités d’avancer.
Aude Fagot, originaire de Daix, près de Dijon, n’avait plus donné signe de vie depuis le 31 mai 2026. Son absence avait rapidement suscité l’inquiétude de ses proches et plusieurs opérations de recherche avaient été organisées pour tenter de la localiser.
Un élément important avait été découvert quelques jours plus tard. Le véhicule de l’infirmière avait été retrouvé le 4 juin à Jougne, commune du Doubs située près de la frontière suisse où résidait la quadragénaire. Le parquet de Besançon avait ensuite ouvert, le 9 juin, une information judiciaire dans le cadre de sa disparition.
Un corps découvert dans des bois en Suisse
Le 23 août, des promeneurs ont découvert le corps d’une femme dans les bois de Baulmes, en Suisse. Son identification n’a pas pu être immédiatement établie, mais un élément physique a rapidement attiré l’attention des enquêteurs.
Selon le procureur de la République de Besançon, Cédric Logelin, un tatouage situé au niveau du cou présentait des similitudes avec celui d’Aude Fagot. Des analyses génétiques ont alors été ordonnées afin de déterminer avec certitude l’identité de la personne retrouvée.
L’analyse ADN confirme l’identité d’Aude Fagot
L’expertise ADN réalisée le 28 août a finalement apporté la confirmation attendue. Le corps découvert en Suisse est bien celui d’Aude Fagot, a annoncé le procureur de Besançon dans un communiqué diffusé jeudi 3 septembre.

Une autopsie avait par ailleurs été pratiquée le 26 août à la demande du ministère public du Nord vaudois. Les constatations médico-légales orientent vers une mort par pendaison et n’ont pas mis en évidence l’intervention d’une autre personne, selon les informations communiquées par les autorités.
Son compagnon avait évoqué son mal-être
Quelques jours après la disparition, le compagnon de l’infirmière, qui avait donné l’alerte, s’était exprimé auprès du Bien Public. Selon son témoignage, Aude Fagot traversait une période de mal-être qu’il associait notamment à d’anciennes tensions familiales.








