Laurence Ferrari : sa cousine ministre bientôt poussée vers la sortie ?
À quelques semaines d’échéances politiques sensibles, l’exécutif s’apprête à revoir sa composition.

Le départ annoncé de Rachida Dati, engagée dans la bataille municipale parisienne, ouvre la voie à un remaniement présenté comme significatif. Plusieurs ministres pourraient être concernés par cette recomposition stratégique.
La candidature de Rachida Dati à la mairie de Paris accélère le calendrier politique. Son retrait imminent du gouvernement, pour se consacrer pleinement à sa campagne, contraint l’exécutif à ajuster son dispositif, dans un contexte marqué par la proximité des élections municipales et l’entrée en période de réserve fixée au 22 février. Selon plusieurs sources, un remaniement pourrait intervenir d’ici le 16 février au plus tard.
L’entourage présidentiel évoque une recomposition « significative », laissant entendre que le départ de la ministre de la Culture ne serait pas un simple remplacement technique. Au contraire, il pourrait marquer une étape plus large dans la réorganisation de l’équipe gouvernementale.
Le précédent Dati et la pression sur les ministres candidats

Le cas de Rachida Dati pourrait créer un précédent. Si elle quitte l’exécutif pour éviter toute confusion entre fonctions ministérielles et ambitions locales, la même exigence pourrait s’appliquer à d’autres ministres engagés dans des campagnes municipales, notamment ceux conduisant des listes. Parmi eux figure Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, candidate à Aix-les-Bains.
La cousine de la journaliste Laurence Ferrari a toutefois affirmé ne pas envisager de quitter ses fonctions. Elle estime qu’un ancrage territorial peut renforcer l’efficacité ministérielle et assure que son agenda reste compatible avec ses responsabilités nationales, notamment dans la perspective des Jeux olympiques d’hiver 2030.
D’autres départs envisagés

Au-delà des ministres têtes de liste, d’autres ajustements seraient à l’étude. Plusieurs membres du gouvernement pourraient être remerciés dans le cadre de cette nouvelle configuration, parmi lesquels Charlotte Parmentier-Lecocq, en charge de l’Autonomie et des Personnes handicapées. D’autres noms circulent également, comme ceux de Marie-Pierre Vedrenne ou de Monique Barbut.
Cette séquence politique s’inscrit dans une volonté affichée de clarifier la ligne gouvernementale à l’approche d’échéances importantes. Le Premier ministre chercherait à consolider son équipe autour d’objectifs clairement définis, loin des calculs électoraux.
L’ombre des ambitions présidentielles
Reste un cas particulièrement scruté : celui de Gérald Darmanin. Le ministre de la Justice a récemment évoqué l’hypothèse d’une candidature présidentielle, alors même que le chef du gouvernement aurait rappelé son exigence d’une équipe « déconnectée des ambitions présidentielles ». Cette déclaration nourrit les spéculations sur son avenir au sein du gouvernement.






