« Largement au-dessus des normales de saison »: Météo-France prévoit un retour des fortes chaleurs la semaine prochaine
Après plusieurs épisodes de chaleur marquants depuis le début de l’été 2026, les températures pourraient de nouveau fortement augmenter en France la semaine prochaine.

Météo-France envisage le retour de valeurs largement supérieures aux normales, tout en jugeant encore prématuré de parler d’une nouvelle canicule.
La chaleur pourrait rapidement faire son retour sur une grande partie du territoire français. Après une période temporairement plus instable, les températures devraient progressivement augmenter au cours de la semaine prochaine, dans un contexte météorologique globalement sec et ensoleillé.
Selon les tendances présentées par Météo-France, le mercure pourrait finir par atteindre des niveaux largement supérieurs aux valeurs habituellement observées à cette période de l’année.
La seconde moitié de la semaine apparaît particulièrement surveillée. Laurent Becler, chef du département presse et réseaux sociaux de Météo-France, indique que de fortes chaleurs pourraient concerner une grande partie du pays.
La prudence reste néanmoins indispensable concernant l’ampleur exacte du phénomène. À cette échéance, les prévisions sont encore susceptibles d’évoluer sensiblement et seront affinées au fil des prochains jours.
Jusqu’à 35 ou 40 °C envisagés dans certaines régions

Les différents modèles météorologiques envisagent la possible remontée d’une masse d’air particulièrement chaud en provenance de la péninsule Ibérique. Selon La Chaîne Météo, des températures comprises entre 35 et 40 °C pourraient alors être observées localement dans plusieurs régions.
Dès jeudi, certaines villes comme Lyon, Vichy ou Montélimar pourraient atteindre environ 34 °C. La chaleur pourrait ensuite persister à l’approche du week-end.
Les températures nocturnes seront également à surveiller. Dans certaines zones, le thermomètre pourrait avoir du mal à descendre sous les 25 °C pendant la nuit, tandis que le nord-ouest de la France devrait être relativement moins exposé à cette chaleur.
La hausse la plus marquée pourrait se mettre en place entre mardi et jeudi. D’importantes différences subsistent toutefois entre les scénarios météorologiques, empêchant encore de déterminer précisément la durée, l’étendue géographique et l’intensité maximale de cet épisode.
Il est donc trop tôt pour confirmer officiellement l’arrivée d’une quatrième vague de chaleur ou d’un nouvel épisode caniculaire.
Des orages parfois marqués avant le retour de la chaleur

Avant cette nouvelle hausse du mercure, plusieurs régions doivent d’abord connaître une période plus instable. Des pluies et des orages sont attendus dans les prochains jours, avec localement un risque de précipitations importantes.
Dès la nuit de vendredi à samedi, des averses potentiellement orageuses devraient atteindre la Nouvelle-Aquitaine. L’instabilité devrait ensuite devenir beaucoup plus importante au cours de la journée de samedi.
Une dégradation potentiellement marquée pourrait notamment toucher l’Occitanie, l’Auvergne-Rhône-Alpes et la Provence, avant de se déplacer progressivement vers l’est et le sud-est.
Dans la nuit de samedi à dimanche, les orages devraient gagner les Alpes, la Côte d’Azur ainsi que la Corse. Des cumuls de pluie localement importants ne sont pas exclus autour du bassin méditerranéen.
Ces précipitations tomberont cependant sur des sols particulièrement secs. Elles ne devraient pas suffire, à elles seules, à mettre fin à la sécheresse importante qui affecte plusieurs territoires.
Un été 2026 déjà marqué par plusieurs épisodes exceptionnels

Cette nouvelle période de fortes températures potentielles intervient après un mois de juillet déjà particulièrement éprouvant. La troisième vague de chaleur de l’année 2026 s’est étendue du 4 au 19 juillet, soit plus de deux semaines consécutives.
Selon Météo-France, sa durée la classe parmi les épisodes les plus longs jamais enregistrés à l’échelle nationale. Elle se situe au même niveau que plusieurs vagues de chaleur historiques observées notamment en août 2003 ainsi que durant les étés 2018 et 2025.
Cette séquence particulièrement longue avait toutefois été moins intense que celle observée quelques semaines auparavant, entre le 17 et le 30 juin.






