La taxe foncière va vous coûter plus cher en 2026 (et ce sera encore pire en 2027)
Alors que de violents incendies touchent plusieurs régions d’Europe, une affaire particulièrement troublante suscite l’émoi en Italie.

En Calabre, des animaux auraient été utilisés pour accélérer la propagation des flammes, tandis que plusieurs indices découverts sur place renforcent les soupçons d’incendies volontaires.
L’Italie fait face, elle aussi, à une saison particulièrement éprouvante sur le front des incendies. Alors que la Gironde et plusieurs secteurs de la péninsule Ibérique sont confrontés à d’importants feux, environ 36 000 hectares auraient déjà brûlé sur le territoire italien depuis le début de l’année.
La Sicile et la Calabre figurent parmi les régions particulièrement mobilisées. Vendredi, quelque 6 000 pompiers étaient encore engagés pour combattre les différents foyers et tenter de limiter leur progression.
C’est dans ce contexte qu’une information particulièrement préoccupante, rapportée notamment par CNN à partir de déclarations locales, a commencé à circuler. Des individus auraient utilisé des chats pour favoriser la propagation de certains incendies en Calabre, selon un responsable de la Protection civile régionale.
Des chats auraient été utilisés pour propager les flammes

Domenico Costarella, représentant de la Protection civile de Calabre, a évoqué dans une vidéo publiée sur Facebook une méthode d’une particulière cruauté. Selon ses déclarations, des chiffons imprégnés d’un liquide inflammable auraient été attachés à la queue de chats avant que les animaux soient relâchés dans des champs.
Pris de panique, les animaux auraient couru à travers la végétation, contribuant ainsi à disperser rapidement les flammes sur plusieurs zones.
D’autres éléments découverts sur le terrain alimenteraient également la piste d’actes volontaires. Le responsable italien a notamment fait état de bougies associées à des matériaux inflammables ainsi que de dispositifs conçus pour retarder le déclenchement d’un feu.
Ces découvertes laisseraient penser que certains départs d’incendie pourraient avoir été délibérément préparés. Les investigations doivent néanmoins déterminer précisément les circonstances des faits et identifier leurs éventuels responsables.
Une récompense proposée pour retrouver les responsables

L’affaire a provoqué une vive réaction parmi les organisations de défense animale. Selon la chaîne italienne Sky TG24, l’Association italienne pour la défense des animaux et de l’environnement aurait déposé une plainte pénale après la révélation de ces soupçons.
L’organisation aurait également annoncé une récompense de 1 000 euros destinée à toute personne capable de fournir des informations permettant d’identifier l’auteur ou les auteurs présumés de tels actes.
La question des incendies volontaires est particulièrement sensible en Calabre, région où les autorités sont régulièrement confrontées à des départs de feu suspects.

Des soupçons concernant l’implication d’intérêts criminels dans certains incendies ont déjà été évoqués par le passé, notamment autour de stratégies visant à tirer économiquement profit de terrains dévastés. Toutefois, chaque incendie doit faire l’objet d’investigations spécifiques et aucun lien automatique avec la criminalité organisée ne peut être établi sans preuves.
Des animaux capables d’accélérer involontairement un incendie
L’utilisation présumée d’animaux pour disperser volontairement les flammes rappelle également que leur comportement peut parfois accélérer involontairement la propagation d’un feu.
En juillet 2012, lors d’un gigantesque incendie ayant frappé le secteur de La Jonquera, en Catalogne espagnole, des animaux sauvages fuyant les flammes avaient été évoqués parmi les facteurs susceptibles d’avoir contribué à transporter le feu à travers la végétation.






