La maire a fini par lui donner raison : une habitante obtient l’arrêt des sonneries des cloches de l’église du village
À Vindry-sur-Turdine, dans le Rhône, les sonneries nocturnes d’un clocher sont devenues le centre d’une vive discussion locale.

Après la plainte d’une habitante gênée dans son sommeil, la municipalité a décidé de suspendre les cloches durant une partie de la nuit. À Pontcharra-sur-Turdine, commune rattachée à Vindry-sur-Turdine, une habitante vivant à proximité du clocher a sollicité la municipalité en raison des sonneries régulières des cloches qui perturbaient son sommeil, rapporte « Le Figaro ».
Le clocher rythmait jusqu’alors les journées, mais également les nuits, puisque les cloches retentissaient toutes les trente minutes, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Une situation devenue particulièrement difficile à supporter pour cette riveraine avec l’arrivée des fortes chaleurs.
Les températures élevées l’obligeant à dormir avec les fenêtres ouvertes, le bruit des cloches était devenu beaucoup plus présent dans son logement. La répétition des sonneries nocturnes l’empêchait, selon son témoignage, de dormir correctement, ce qui l’a conduite à demander une intervention de la mairie.
La maire décide de suspendre les sonneries nocturnes
Après avoir examiné la demande de l’habitante, la maire de Vindry-sur-Turdine, Catherine Raffin, a finalement décidé d’agir. Un arrêté municipal doit mettre fin aux sonneries du clocher entre 23 heures et 6 heures du matin, tout en maintenant leur fonctionnement pendant le reste de la journée.

L’objectif est ainsi de trouver un compromis permettant de préserver les sonneries traditionnelles tout en garantissant davantage de tranquillité durant les heures consacrées au sommeil.
Interrogée par « Le Figaro », Catherine Raffin a relativisé l’ampleur de la situation en expliquant que la riveraine concernée ne parvenait simplement plus à dormir correctement. L’élue a toutefois estimé que cette affaire ne devait pas prendre des proportions excessives.
La décision municipale répond donc directement à une problématique de nuisance sonore signalée par une habitante, mais la suppression des cloches pendant sept heures chaque nuit ne satisfait pas nécessairement l’ensemble de la population.
Une décision qui provoque des réactions parmi les habitants
La maire elle-même reconnaît que cette modification risque de susciter davantage de mécontentement que de satisfaction. Citée par « Le Progrès », Catherine Raffin a expliqué être consciente qu’une minorité de personnes était gênée par les sonneries, tandis que de nombreux habitants pourraient regretter leur interruption nocturne.
Sur les réseaux sociaux, la décision a rapidement provoqué des réactions. Plusieurs internautes considèrent notamment les cloches comme un élément indissociable de l’identité et des traditions du village, estimant que leur fonctionnement fait partie du patrimoine sonore local.

Le débat dépasse ainsi progressivement la plainte initiale d’une riveraine pour opposer différentes conceptions de la vie dans une commune rurale. D’un côté, la nécessité de limiter les nuisances pendant la nuit est mise en avant. De l’autre, certains habitants défendent le maintien d’une tradition ancienne à laquelle ils restent profondément attachés.
Les traditions rurales au cœur d’un nouveau débat
L’affaire a également suscité des réactions au-delà de Vindry-sur-Turdine. Sur RMC, l’agriculteur Didier Giraud a commenté la situation avec ironie, déclarant que les personnes qui ne parvenaient pas à dormir n’étaient peut-être « pas assez fatiguées de leur journée de travail ».
Il a également établi un parallèle avec les contraintes auxquelles peuvent être confrontés les agriculteurs, notamment lors des périodes de moisson, lorsque certaines activités agricoles sont susceptibles de provoquer du bruit à des horaires inhabituels.






