La candidate Reconquête à la mairie de Paris Sarah Knafo « prend comme une insulte qu’on lui dise qu’elle est d’extrême droite »
Sur un plateau très suivi, la candidate parisienne a voulu redéfinir les mots qui la décrivent.

Entre stratégie d’alliances, mémoire des polémiques passées et bataille des étiquettes politiques, la séquence a mis en lumière les tensions à droite à l’approche des municipales.
Invitée ce dimanche 8 février sur BFMTV, Sarah Knafo, candidate de Reconquête à la mairie de Paris, a déclaré « prendre comme une insulte » le fait d’être qualifiée d’« extrême droite ». Elle a dénoncé une catégorisation qu’elle juge blessante, estimant qu’elle ne correspond pas à la ligne qu’elle défend.
Cette prise de position intervient alors qu’un sondage Cluster 17 pour Politico la crédite d’environ 10 % d’intentions de vote, soit le seuil théorique pour accéder au second tour.
La question des alliances au cœur de l’échange

L’entretien a rapidement porté sur l’hypothèse d’alliances entre les deux tours, notamment avec Rachida Dati, Thierry Mariani ou Pierre-Yves Bournazel. La candidate a plaidé pour dépasser les différends personnels au nom d’une « chance historique » de conquérir la mairie.
Elle a estimé que certaines réticences relevaient de « blessures anciennes », appelant à se concentrer sur l’objectif électoral plutôt que sur les polémiques passées.
Des tensions persistantes avec Rachida Dati
Rachida Dati a, de son côté, exprimé sa réticence à toute entente avec Reconquête, rappelant des propos anciens d’Éric Zemmour à son encontre. Sarah Knafo dit comprendre ces ressentiments, tout en jugeant qu’il serait dommage de les remettre au premier plan dans la séquence actuelle.
Cette divergence illustre la difficulté, à droite, de transformer des convergences de fond en alliances électorales concrètes.
Une appartenance européenne qui alimente le débat

Au Parlement européen, Sarah Knafo siège au sein du groupe « Europe des nations souveraines », qui compte notamment des élus de l’AfD allemande. Cet élément est régulièrement cité par ses opposants pour justifier l’étiquette politique qui lui est attribuée.
Dans la dernière circulaire du ministère de l’Intérieur relative aux nuances politiques, Reconquête est classé dans le « bloc » d’extrême droite, aux côtés du Rassemblement national.
Au-delà de la polémique, cette séquence révèle combien la qualification politique devient elle-même un terrain de confrontation. Pour Sarah Knafo, refuser cette étiquette relève d’une question d’image et de positionnement stratégique à l’approche du scrutin.






